Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, a exprimé son «inquiétude» quant aux nombreux cas enregistrés ces derniers jours dans les wilayas de Sétif et de Biskra.

Intervenant, jeudi, à l’Assemblée populaire nationale (APN), il expliqué que cette situation se vérifie, d’ailleurs, par le choix du «déplacement, en premier lieu, de la Cellule dédiée aux enquêtes épidémiologiques à Sétif», une wilaya dans laquelle de nombreux marchés et commerces ont dû être fermés depuis la journée d’avant-hier, et ce, jusqu’à nouvel ordre.
Par ailleurs, le traitement à domicile des cas confirmés de coronavirus est «difficilement applicable» en raison des contraintes sociales propres aux familles algériennes», a-t-il déclaré en réponse à un député, mettant en avant les raisons de cette situation que sont «les contraintes sociales propres aux familles algériennes, ces dernières étant souvent nombreuses en sus de l’exigüité de leurs habitations». «Néanmoins, nous l’avons déjà mise en œuvre et c’est l’Etablissement public spécialisé (EPS) de Birtraria à El-Biar (Alger) qui a été le premier à le faire», a-t-il indiqué, tout en relevant qu’«en suivant les malades au niveau des structures hospitalières, l’Etat contribue à soulager les familles» dans la prise en charge de leurs proches atteints de Covid-19. Il a assuré que tous les moyens préventifs et médicaux ont été garantis pour la prise en charge adéquate des patients dans les différents hôpitaux du pays.
Le Pr Benbouzid a saisi cette occasion pour «inviter les citoyens au respect impératif des gestes barrières, à l’exemple de la distanciation sociale, du port du masque et des règles d’hygiène», tout en notant «les résultats positifs des soins et du traitement prescrit, qui ont permis une baisse considérable du nombre de décès de 30 à moins de 10 par jour». Au sujet de la disponibilité des masques, il a révélé que le stock national est de l’ordre de 16 millions d’unités, soulignant que de nombreux secteurs continuent à produire plus de 2 millions de masques/jour, des masques conformes aux normes sanitaires à mettre à la disposition des citoyens à un prix raisonnable, a-t-il assuré.
Rappelant que 6000 lits de réanimation ont été mobilisés au début de la pandémie, il a fait savoir que seuls 17% de cette capacité ont été utilisées. Sur un autre plan, le ministre a plaidé pour «la prise en charge de patients étrangers, issus de pays frontaliers, dans des structures de santé algériennes, de sorte à engranger des rentrées en devises». Par ailleurs, il a insisté pour que les polycliniques bénéficient, à l’avenir, des «mêmes moyens que les Centres hospitalo-universitaires (CHU) afin de permettre aux citoyens d’être soigné correctement», avant de considérer que l’accumulation des problèmes auxquels est confronté le secteur de la santé résulte de «l’absence d’évaluation» des différents actes médicaux et de gestion.