En l’absence d’une communication avec des arguments qui peuvent être acceptés par la population, la rumeur depuis la déclaration de cette épidémie du coronavirus occupe le terrain. Encore plus, elle gagne chaque jour des pans importants. La population croit souvent à la rumeur qui circule annonçant que le pays est incapable d’assurer la régularité du marché et rejette catégoriquement le fait de la disponibilité de mille tonnes de semoule.

Sur le terrain, impossible de nos jours, d’avoir normalement cette denrée très demandée. Par ailleurs, la DCP ne peut en cette période faire face à la tension du lait en sachet, de la semoule et du bidon d’huile de cinq litres, qui ont disparu des étals du commerçant du coin et des supérettes. Face à ce constat, les citoyens croient à ces pénuries fabriquées en réalité de toutes pièces. Miloud, propriétaire de deux supérettes, nous indique que le manque des produits alimentaires est dû tout simplement à un ralentissement d’approvisionnement chez les grossistes, retenus par le confinement. En temps normal, à l’approche des fêtes ou du Ramadhan, les citoyens ont cette fièvre acheteuse et aiment faire des stocks au détriment de leurs concitoyens qui cherchent désespérément ces produits. Les citoyens évitent d’acheter le pain et se rabattent depuis la crise sur la semoule et la farine. Cette denrée alimentaire a effectivement créé une tension au niveau de toutes les localités de la wilaya et les citoyens ne croient pas aux assurances des autorités locales en dépit de leur bonne volonté. Les assurances du wali ainsi que celle du directeur de la DCP sont prises avec des pincettes face au manque de semoule et la pénurie de plusieurs produits alimentaires. La frénésie pour le stockage de ce produit continue. Une telle situation crée les pénuries sur des produits alimentaires. Hier encore au moment même où nous rédigeons ce papier, il y a eu l’arrivage du lait à sachet, les citoyens prennent dix à quinze sachets alors qu’ils n’ont besoin que de quatre à cinq sachets. Un tel comportement est dicté par un manque de confiance et la rumeur qui circule qui a encore des beaux jours devant elle. Par ailleurs, l’Etat des diverses chaussées ont contraint les habitants de la wilaya d’El Tarf à rester chez eux. Les pluies diluviennes qui se sont abattues durant ces derniers trois jours sur la région ont transformé la majorité des cités urbaines de plusieurs localités de la wilaya en de véritables lacs ou en chaussées boueuses. Des habitants qui ont tenté de sortir le matin pour faire les provisions quotidiennes ont rebroussé chemin, sauf pour ceux qui se sont équipés pour traverser ces mares. Ainsi, des citoyens de la commune d’Aïn El Assel nous confient que la pluie a inondé plusieurs cités notamment celles se trouvant à El Baffa, à l’entrée de l’agglomération. Il en est de même pour les cités des communes de Zitouna et de Bouhadjar pour ne citer que ces localités. A chaque ondée, les sapeurs pompiers sont mis à rude épreuve à cause du débordement des eaux sur les chaussées dont les travaux laissent à désirer. Les interventions sont tellement nombreuses que les agents de ces services sont surpassés. En cette période de confinement, la semoule, l’huile et le lait en sachet sont indisponibles au niveau des étals des épiceries, des supérettes et des crémiers. Les commerçants contactés jeudi dernier nous apprennent qu’ils ne sont pas approvisionnés comme avant. Il se fait tous les quatre jours parfois plus à cause du ralentissement de la circulation. Les commerçants sont dépassés par l’ampleur des demandes sur ces produits. n