Un comité de crise, chargé du suivi des conditions d’approvisionnement du marché national a été installé par le ministre du Commerce, Kamel Rezig. Chargé de prendre en charge l’approvisionnement en produits de large consommation, dans une conjoncture marquée par la pandémie du coronavirus, ce comité aura à intervenir « immédiatement en cas de dysfonctionnement ou de perturbation d’approvisionnement et prendra, à cet effet, toutes les mesures nécessaires pour garantir la stabilité du marché ».
C’est du moins ce qui est expliqué dans un communiqué du ministère du Commerce, rendu public mardi. Pallier les situations d’urgence fait aussi partie des attributions du comité devant œuvrer à « l’anticipation des cas pouvant conduire à une perturbation d’approvisionnement du marché et la prise de toutes les mesures d’urgence en cette conjoncture ainsi que l’exploitation et l’analyse de toutes les données fournies par les directions concernées ». Siégeant au ministère du Commerce, le comité tiendra des réunions quotidiennes et présentera un rapport quotidien au ministre de tutelle selon le communiqué, qui note que « les travaux dudit comité resteront ouverts jusqu’à ce que les raisons de sa création cessent d’exister ». Présidé par le secrétaire général du ministère, le comité est composé du Directeur général de la régulation et de l’organisation des activités, du directeur général du contrôle économique et de la répression de la fraude, d’un directeur d’études au secrétariat général, du directeur du marché et des professions réglementées, de la directrice du contrôle des pratiques commerciales et anticoncurrentielles et du directeur du contrôle de la qualité et de répression de la fraude. Répartie en quatre sous-comités, celui des wilayas du Centre, de l’Ouest, de l’Est et du Sud, cette entité a l’ambition de centraliser en son sein l’ensemble des informations en rapport avec l’approvisionnement des produits de large consommation.
Minoteries : avance sur approvisionnement de semoule et de farine
Par ailleurs, l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) fournira une avance sur l’approvisionnement en matière de semoule et de farine aux minoteries, afin de « couvrir » la forte demande sur la semoule et la farine. « Cette avance sur approvisionnement intervient à l’effet d’absorber la forte demande sur ces deux produits et permettre au groupe Agrodiv et à la minoterie privée de satisfaire la demande des consommateurs, avec possibilité de fournir d’autres avances en cas de besoin », a précisé M. Bouchehda, Directeur de l’OAIC, dans une déclaration à l’APS. L’approvisionnement des minoteries en blé tendre, durant le mois de mars courant, est prévu à 6 300 000 quintaux, contre 5 800 000 quintaux en février et 5 700 000 quintaux en janvier, a expliqué le responsable selon lequel, concernant le blé dur, il est prévu d’approvisionner les minoteries en une quantité de 2 062 000 quintaux contre un 1 800 000 quintaux en février et 1 922 000 quintaux en janvier. L’OAIC dispose de « quantités considérables pour couvrir la demande actuelle qui est à son pic, outre un stock stratégique pour les demandes de l’année en cours », a soutenu le premier responsable de l’OAIC. Il soutiendra dans le même ordre d’idées que « les moulins sont approvisionnés à raison de 12 kg par personnes/mois, une quantité plus que suffisante pour les consommateurs ».
A ce sujet, le directeur général de l’Office a affirmé qu’il n’y avait aucun problème en termes d’approvisionnement des moulins en matière première locale ou en blé tendre importé. n