La Délégation Nationale aux Risques Majeurs a lancé dimanche une large campagne de sensibilisation sur l’assurance contre les effets des catastrophes naturelles (Cat-Nat), a-t-on appris auprès de son premier responsable.
«Nous avons lancé aujourd’hui, et jusqu’au 14 octobre, une campagne nationale de sensibilisation sur l’obligation de l’assurance Cat-Nat et son grand intérêt pour les différentes catégories des citoyens», a indiqué à l’APS le directeur de recherche, délégué national aux risques majeurs auprès du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales et de l’Aménagement du Territoire, Hamid Afra. Dans ce cadre, la CNMA (Caisse nationale de mutualité agricole) et le Conseil National des Assurances (CNA) ont été sollicités pour participer à cette campagne, ainsi que les walis, la Direction de la protection civile, la DGF (Direction générale des forêts) et les différentes directions locales, a-t-il précisé.
Durant 5 jours, plusieurs actions, dont des conférences, des émissions radios et des rencontres auprès des écoliers, sont à l’ordre du jour pour mettre en avant l’importance de l’assurance Cat-Nat.
La date de lancement de cette campagne a été symboliquement choisie en guise de commémoration du
violent séisme d’El Asnam (Chlef), survenu le 10 octobre 1980, a-t-il souligné.
Elle coïncide également avec la célébration, le 13 octobre, de la journée internationale de lutte contre les effets des catastrophes naturelles.
Rendue obligatoire en 2003, après le séisme de Boumedès, l’assurance contre les effets des catastrophes naturelles n’a pas atteint son rythme escompté. Le taux de souscription à cette assurance reste encore faible en dépit de la menace permanente liée aux risques des aléas naturels, regrette le CNA dans un document publié en 2019.
En 2018, 15 ans après son instauration, l’assurance Cat-Nat n’a représenté que 4,3% du chiffre d’affaires des assurances de dommages, malgré un taux de croissance appréciable.
Parmi les secteurs les plus pénalisés figurent en premier lieu l’agriculture qui en subit les conséquences directes sur les assurances agricoles, estime le CNA qui évoque, d’autre part, la nécessité «d’aller dans l’analyse de cette attitude du citoyen vis-à-vis de l’assurance contre ce type de risques pour comprendre les raisons d’un tel comportement, et par la même occasion, rechercher les moyens pour une meilleure prise en charge de l’obligation d’assurance Cat-Nat».
Faute d’une prise en charge «normale» par l’Assurance des dégâts causés par les catastrophes naturelles, l’Etat consacre annuellement un budget de plus de 30 milliards de DA pour la gestion des risques majeurs, notamment les inondations, les séismes et les feux de forêts.(APS)