Quinze productions cinématographiques nationales sont en lice pour le meilleur court métrage dans le cadre de la 3e édition du Festival d’Annaba du film méditerranéen (FAFM). Cette compétition, qui se déroulera sur deux jours, a été marquée, hier, par la projection de sept films, a indiqué Harath Abderrahmane, le responsable de la catégorie des courts métrages.

Il a précisé que la meilleure production remportera «le prix du Jujubier d’or» et sera projetée dans la rubrique «Short corner» au Festival de Cannes, en France, prévu le 8 mai prochain.
En plus de ce prix, qui sera discerné par le Centre algérien du développement du cinéma (CADC), le commissariat du FAFM prévoit une seconde récompense pour les courts métrages à travers le Prix du jury, a-t-on souligné. Le jury du FAFM, dans sa troisième édition, est composé entre autres de Samir Benya, cinéaste et membre du comité de lecture du scénario au Centre du cinéma de Paris (France), le réalisateur tunisien, Ridha Behi et Farid Noui, spécialiste dans la réalisation de courts métrages.Les sept courts métrages proposés au cours de cette édition traitent des problèmes de la vie moderne, tels que l’immigration, le regard que porte la société sur la femme divorcée, le problème de l’insertion des enfants trisomiques, ou encore celui du vécu des personnes atteintes de troubles psychologiques. S’exprimant en marge de cette première journée de compétition, le réalisateur du film documentaire «Nice, Very Nice», Zidani El Kheyer, a déclaré à l’APS qu’il a focalisé son travail sur le portrait et l’histoire d’un vieil homme qui aimait passionnément sa défunte épouse et entretenait sa mémoire. «J’ai choisi de tourner mon court métrage sur la vie de Didou, 88 ans, qui continuait à entretenir la mémoire de sa défunte épouse, dont les portraits ornaient la demeure du couple, devenu un repère à la Casbah.» «L’idée du court métrage m’a semblé fascinante», a-t-il ajouté. De son côté, Faouzi Boudjemai, réalisateur du film «Aïssa», a fait savoir que son court métrage se veut un zoom sur la vie des jeunes qui partent en Europe, la tête pleine de rêves et sont heurtés par la réalité, un vécu difficile et un lendemain incertain. Il est à noter que la plupart de ces courts métrages ont été décorés de plusieurs prix internationaux et projetés dans différentes manifestations au Maroc, en Egypte et en Australie.