Les chiffres publiés par l’Opep, dans son rapport mensuel paru jeudi dernier, confirment la baisse des cours du brut en septembre dernier par rapport aux mois précédents durant lesquels les prix ont connu une hausse encourageante, aujourd’hui moins certaine au vu de la complexité de la crise sanitaire et de la difficulté à certains membres de l’Opep+ à respecter les coupes de production décidées pour empêcher un dérapage des marchés.
«La valeur ORB a reculé en septembre avec toutes les valeurs des composants du panier, chutant d’un mois à l’autre parallèlement à leurs repères de perspective pour le pétrole brut et en raison de la baisse des prix de vente officiels et des différentiels de pétrole brut plus faibles pour presque toutes les qualités», indique le document de l’Opep. Cette baisse était «le résultat de plusieurs facteurs, y compris un assouplissement de la reprise des fondamentaux du marché du brut physique, en plus du sentiment baissier sur le marché à terme du pétrole brut au milieu de l’augmentation continue des nouveaux cas de Covid-19 dans le monde, et suscitant des inquiétudes au sujet du marché mondial», est-il noté dans le rapport de l’Opep.
Sur une base mensuelle, l’ORB a reculé de 3,65 dollars à 41,54 dollars/b, en baisse de 8,1% en septembre. Le rapport de l’Opep indique, par ailleurs, que la demande de brut de l’Opep en 2020 est révisée à la baisse de 0,3 mb/j par rapport à l’évaluation du mois précédent pour s’établir à 22,4 mb/j, soit environ 7,0mb/j de moins qu’en 2019. De même, la demande de brut Opep en 2021 est révisée à la baisse de 0,2mb/j par rapport à l’évaluation du mois précédent pour s’établir à 27,9mb/j, soit environ 5,6 mb/j de plus qu’en 2020.
Dans ce contexte, la valeur du pétrole de référence algérien, le Sahara Blend, a , elle aussi, connu une baisse. Ses cours ont reculé de 4,66 dollars le baril en septembre dernier, atteignant 40,98 dollars. «Les cours du pétrole brut algérien (Sahara Blend) ont atteint 40,98 dollars le baril au mois de septembre 2020, contre 45,64 dollars en août dernier, soit une baisse de 4,66 dollars, soit, 10,2 %», selon le rapport de l’opep qui signale que l’ensemble des valeurs de son panier est touché.
«Les composants du panier ouest et nord-africain, à savoir Bonny Light(Nigeria), Djeno (Congo), Es Sider(Libya), Girassol (Angola), Rabi Light(Gabon), Sahara Blend (Algérie) et Zafiro (Equatorial Guinea) ont chuté de 4,52 dollars, soit 10,3%, en moyenne, à 39,31 dollars le baril, tandis que les notes de destination de plusieurs régions Arab Light (Arabie Saoudite), Basrah Light, (Iraq), Iran Heavy (Iran) et Koweït Export (Kuwait) ont perdu 3,34 dollars, soit 7,4%, en moyenne, pour s’établir à 42,06 dollars le baril», indique le document de l’Opep.
La composante Merey, le brut de référence du Venezuela a le plus baissé, de 6,99 dollars, ou 19,9%, en moyenne mensuelle. Quant à la moyenne annuelle des prix du brut algérien, elle a également connu une baisse, en passant de 64,64 dollars/baril en 2019 à 41,44 dollars en 2020, occupant la troisième place du brut le plus cher de la composante du panier de l’Opep en 2020, après l’Emirati Murban (42,45 dollars/baril)et l’Angolais Girassol (41,69 dollars/baril).
Pour rappel, le prix du brut algérien est établi en fonction des cours du Brent, brut de référence de la mer du Nord, coté sur le marché de Londres avec une prime additionnelle pour ses qualités physico-chimiques appréciées par les raffineurs.