Le ministère public près la Cour de Tipasa a suivi, lundi lors du procès en appel de Karim Tabou, les réquisitions du parquet du Tribunal de première instance de Koléa qui avait demandé trois (3) ans de pison ferme contre lui pour « atteinte au moral de l’armée » et atteinte à l’unité nationale, sachant que le verdict sera prononcé le 18 octobre. La Cour de Tipasa a rejeté les moyens de forme présentés par la défense de l’accusé, notamment « la nullité des procédures de poursuite judiciaire eu égard au fait qu’il a été déjà jugé pour les mêmes faits au niveau de la Cour d’Alger » et « la demande d’abandon du chef d’accusation d’atteinte à l’unité nationale ». La présidente de la chambre correctionnelle près la Cour de Tipasa a auditionné l’accusé Karim Tabou qui a souhaité la tenue de ce procès après trois reports à la demande de sa défense. A la suite de son réquisitoire, le représentant du ministère public près la cour de Tipasa a suivi les réquisitions prononcées par le Tribunal de première instance de Koléa en novembre 2020 lorsque le procureur de la République près cette juridiction avait requis contre Karim Tabou une peine de trois (3) ans de prison ferme assortie d’une amende de 100.000 DA, considérant que les déclarations de l’accusé étaient « dangereuses » dans un « contexte politique sensible ». Répondant aux questions de la juge, Karim Tabou a rejeté tous les chefs d’accusation retenus contre lui, précisant qu' »il n’ose songer à porter atteinte à l’unité nationale » et qu’il est « un fervent défenseur de l’unité nationale et territoriale ». Concernant le chef d’accusation d' »atteinte au moral de l’Armée », il a dit que ses déclarations n’étaient pas dirigées contre l’institution militaire à laquelle « il voue du respect ». La défense de Karim Tabou a plaidé l’acquittement de son client.