La Chambre d’accusation près la Cour de Tébessa a prononcé, durant la semaine en cours, une décision d’incarcération de quatre (4) personnes pour « adhésion au mouvement Rachad« , classé récemment comme organisation terroriste, car menaçant l’ordre public et la stabilité de l’Etat, et entretenant également des relations douteuses avec des parties étrangères, a indiqué jeudi le premier procureur général-adjoint près cette instance judiciaire, Seif Eddine Aoun. Au cours d’une conférence de presse animée au siège de la Cour de justice de Tébessa, la même source a précisé qu’après achèvement de l’enquête enclenchée par les services de la section de recherches du groupement territorial de la gendarmerie nationale basée sur des rapports sécuritaires confirmés, il s’est avéré que les accusés Aziz Bekariya, Abderaouf Arslan, Redouane Hamidi et Azzedine Mansouri étaient « en relation avec le mouvement terroriste Rachad ». Ces quatre personnes sont accusées « d’adhésion, soutien et financement du mouvement Rachad de diverses manières en plus d’accorder des interviews et de faire des interventions dans des médias étrangers, considérées comme étant une couverture médiatique au profit de cette organisation », a souligné la même source qui a fait état de diffusion de fausses informations et de l’utilisation des réseaux sociaux à cet effet. Le même intervenant a ajouté, en outre, que les accusés ont été poursuivis en tant que citoyens algériens indépendamment de leur statut social, précisant que Abderaouf Arslan qui exerce comme avocat, a suscité un élan solidarité auprès de ses confrères à l’échelle locale et nationale allant jusqu’à la tenue de mouvements de protestation. Les accusés ont bénéficié de toutes les garanties juridiques stipulées par la Constitution algérienne tout au long de l’enquête et du procès jusqu’à la décision de leur incarcération pour « adhésion et participation à une organisation terroriste » et « diffusion et propagation d’informations malveillantes susceptibles de porter atteinte à la sécurité publique et à l’ordre public », a indiqué le même intervenant. Pour rappel, des avocats ont organisé hier (mercredi) des rassemblements à travers plusieurs wilayas du pays pour exprimer leur mécontentement suite à l’incarcération de l’avocat Abderaouf Arslan, revendiquant « sa libération immédiate et inconditionnelle ».