PAR NAZIM B.
Entamé avant-hier au niveau de la chambre pénale près la Cour de justice de Boumerdès, le procès en appel de l’affaire Abdelghani Hamel et ses co-accusés a été marqué par le plaidoyer d’innocence de la part des personnes auditionnées.
En effet, l’ancien Directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), Abdelghani Hamel, son fils et d’ex-cadres de la wilaya de Tipasa ont plaidé l’innocence et déclaré «infondées» les charges retenues à leur encontre.
Auditionnés à l’entame du procès, les deux ex-walis de Tipasa, Kadi Abdelkader et Layadi Mustapha, ainsi que l’ancien directeur des Domaines de Tipasa, Ali Bouamrane, ont nié catégoriquement les chefs d’inculpation à leur encontre, relatifs, notamment, aux «trafic d’influence et au non-respect des procédures légales dans l’octroi des actes de concession et du foncier destiné à l’investissement».
Les personnes auditionnées ont nié l’existence d’une pression qu’aurait exercé contre eux l’ancien DGSN, Abdelghani Hamel, pour faciliter les procédures de la demande déposée par son fils Chafik pour bénéficier du foncier industriel, ajoutant que sa demande a été traitée dans le cadre de la loi en vigueur à l’époque. Le collectif de la défense a requis «l’extinction de l’action publique pour tous les accusés» qui ont été poursuivis, faut-il le rappeler, pour «dilapidation des biens publics», «abus de fonction» et «trafic d’influence».
En première instance, la Cour de Boumerdès avait en ce sens condamné l’ancien DGSN Abdelghani Hamel et l’ex-wali de Tipasa, Moussa Ghelai, à 12 ans de prison ferme. Le même verdict avait confirmé les peines de 10 ans de prison ferme contre les ex-walis de Tipasa, Kadi Abdelkader et Layadi Mustapha, ainsi que la peine de 3 ans de prison ferme contre Chafik Hamel, fils de l’ancien DGSN, et Salim Djai Djai, ex-chef de la Sûreté de wilaya de Tipasa. Le procès en appel dans l’affaire Abdelghani Hamel fait suite aux multiples affaires d’anciens responsables politiques, des noms publics du secteur économique, connus pour leur proximité avec le cercle de l’ancien président de la République.
Par ailleurs, l’affaire du groupe Metidji sera traitée mercredi au niveau la Cour d’Alger, et dans laquelle est poursuivi notamment l’ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal avec des griefs annonçant «octroi d’indus avantages», «financement occulte de la campagne électorale», «abus de fonctions» et «dilapidation de deniers publics».