Après l’Arabie saoudite, victorieuse mardi contre l’Argentine (1-2), le Japon a battu l’Allemagne hier au Khalifa International stadium. Les Allemands semblaient trop préoccupés par les aspects extra-sportifs avant le match. Et ils l’ont payé sur le terrain puisque ça leur a coûté les points de la rencontre. Les Champions du Monde 2014 sont déjà dans une posture délicate dans la poule «E».

Par Mohamed Touileb
Avant le début de la partie, il y a eu la traditionnelle photo collective. Un instant au cours duquel les joueurs Allemands ont voulu profiter pour protester. L’ensemble des onze joueurs a mis la main sur la bouche. L’idée était de dénoncer le fait que la FIFA n’ait pas autorisé le gardien Manuel Neuer, capitaine d’équipe, à porter le brassard arc-en-ciel «one love».

Football balbutiant
Dans ce sens, la Fédération allemande de football (DFB) a tweeté les «droits humains ne sont pas négociables» en notant que «nous interdire de porter le bandeau, c’est nous interdire de parler. Notre position est claire. Nous voulions utiliser le brassard du capitaine pour prendre position sur les valeurs que défend l’équipe nationale d’Allemagne : la diversité et le respect mutuel.
Avec les autres nations, nous voulions faire entendre nos voix. Il ne s’agissait pas d’une prise de position politique : les droits humains ne sont pas négociables. Cela devrait être acquis mais cela n’est pas le cas. C’est pourquoi ce message est aussi important pour nous».
Finalement, c’était vraiment une Allemagne sans couleurs qu’on a vue hier. On est loin du rendement de la sélection qui jouait tel un rouleau compresseur. En face, les Japonais étaient plus concentrés à faire ce dont pourquoi ils étaient venus. C’est-à-dire : jouer au football dans le plus grand raout footballistique.

Sabrés par les «Samouraïs Bleus»
Plus concentrés, les «Samouraïs Bleus» ont réussi à revenir dans la partie en livrant notamment une deuxième période de très haute facture. Ritsu Doan (75’) a répondu à l’ouverture du score sur penalty d’Ikay Gündogan (33’) sur penalty. Takuma Asano donnera l’avantage aux Nippons à la 83e minute dans un Khalifa International stadium stupéfait par le football livré par les camarades de Minamino. Notamment en seconde période où ils ont montré une rigueur impressionnante pour renverser un adversaire pourtant réputé pour sa discipline tactique de haut niveau.
En tout cas, hier, c’est le football qui a triomphé face à des agissements qui n’ont pas grand-chose à voir avec le sport. Les Allemands ont perdu beaucoup trop d’énergie à jouer les fervents défenseurs des causes humaines. Parallèlement, ils ont oublié de bien défendre les couleurs de leurs maillots. Le résultat était sans appel. Désormais, Kimmich & cie se concentreront plus sur le volet footballistique s’ils ne veulent pas que leur participation bascule dans le côté sombre comme en 2018 quand il prenait la porte dès le premier tour.