À moins de dix jours de son entrée en lice dans sa deuxième Coupe du monde avec l’équipe de France, l’attaquant français Karim Benzema est revenu sur sa préparation et espère réaliser un beau parcours avec la sélection championne du monde en titre.
Vainqueur de la Ligue des champions et de la Liga la saison dernière avant d’être sacré Ballon d’or en octobre dernier, l’attaquant du Real Madrid Karim Benzema ne peut qu’être comblé durant cette année civile 2022. Le seul petit point noir pourrait être son début d’exercice 2022/2023 un peu plus compliqué durant lequel il n’a inscrit «que» 6 buts et délivré une passe décisive en 12 rencontres toutes compétitions confondues. On est bien loin de ses standards de l’an passé, avec ses 44 réalisations et 15 offrandes délivrées, mais cette baisse de régime pourrait être expliquée par ses pépins physiques.
Dans un entretien accordé à Téléfoot, le buteur de 34 ans est revenu sur sa forme physique et s’est confié sur son travail réalisé ces derniers temps pour être dans les meilleures conditions pour la Coupe du monde 2022 au Qatar, prévue du 20 novembre au 18 décembre : «j’ai pris soin de moi, je serai apte et présent pour la sélection. Donc, non, pas de problème. Je serai bien focalisé et concentré sur ce que je dois faire. (…) Des gênes. Tu peux jouer mais tu ne peux pas être à 100% et moi quand je rentre sur un terrain, je veux être à 100%. J’ai bien travaillé physiquement, donc pas de soucis.»

KB9 ne veut pas d’excès de confiance
Toujours au micro de l’émission sportive de TF1, le numéro 9 de la Maison Blanche explique ses quelques absences des feuilles de match de Carlo Ancelotti par la répétition des efforts dans un calendrier chargé» entre le championnat et la Ligue des champions, obligeant ses coéquipiers à enchaîner les matches tous les trois jours : «on aime jouer au foot, tout le monde aime jouer au foot et ça ne s’arrête jamais. Le problème, c’est qu’on n’est pas des machines. Il faut toujours être à 100% et jouer tous les trois jours à un moment il y a des blessures c’est obligatoire. Surtout mentalement c’est difficile, mais on ne peut pas changer et c’est comme ça.» Pour sa deuxième participation à un Mondial après 2014 (défaite en quarts de finale face à l’Allemagne), l’international aux 97 sélections (37 buts) veut éviter tout excès de confiance au Qatar : «beaucoup de fierté, de joie, on sait ce que ça représente une Coupe du monde. Pressé que ça commence. Tous les Français pensent la même chose : sur le papier on est les meilleurs (du groupe D, ndlr). On ne doit pas se cacher car on a tellement de talents dans cette équipe. Le football, c’est toujours pareil : c’est 11 contre 11 sur un terrain. Donc, il va falloir prendre nos adversaires avec ambition déjà, respecter son adversaire et tout faire pour gagner nos trois matches.»

Pas de pression du favori
«Le grand favori ? C’est un favori, comme peut l’être l’Argentine, comme peut l’être l’Espagne, la France bien sûr», a ensuite ajouté Karim Benzema, avant d’expliquer le statut d’une sélection championne du monde en titre et désireuse d’éviter sa malédiction : «obligé, il faut le dire. Mais maintenant, c’est chaque fois pareil, il faut montrer qu’on est les favoris et qu’on a envie de gagner Pas de stress mais envie de commencer, de participer. Pouvoir montrer ce qu’on peut faire sur un terrain devant des millions de personnes qui attendent cet événement. Et voilà de représenter la France, montrer que je mérite d’être dans cette équipe de France.»
«La 3e étoile ? Forcément, j’y pense comme tout le monde, mais je ne me dis pas : ‘Je veux participer à la Coupe du monde et il faut que je la gagne’. Je ne joue pas tout seul, donc ça sert à rien de se mettre une pression.je suis quelqu’un qui n’est pas gourmand. Après, maintenant, on va essayer d’aller chercher la Coupe du monde. En tous cas dans ma tête, c’est de faire une grande Coupe du monde, marquer des buts, faire des passes décisives, montrer tout ce que je suis capable mais pour moi, pour les gens qui m’aiment, pour les supporters en tous cas. Et après quand tu es bon dans le collectif et que tu es décisif, vient l’individuel. Donc, après, on verra.» <