Par Mohamed Touileb
Ça y est ! Le rideau est tombé et le défi a été merveilleusement relevé. Le Qatar a réussi au moment où beaucoup lui souhaitaient d’échouer. Notamment l’Occident qui aura tout fait pour que la fête et le plus grand évènement sportif planétaire soient gâchés.
Avant le début du tournoi, on accusait le Qatar d’être l’ennemi des droits de l’Homme parce qu’il n’a pas cédé au «brainwashing» sous ses différentes formes. Le pays hôte a offert la sobriété. Et cela n’a aucun rapport avec l’interdiction des boissons alcoolisées. On parle là des aspects confort et organisation. Sur ce plan, ça a été fait avec mention.
Le tout était haut en couleurs même si le drapeau arc-en-ciel a été interdit lors de cet événement, car l’idée ne collait pas à la culture et aux mœurs. Il fallait faire la distinction et séparer la passion des penchants et pulsions. Aussi, on a longtemps rabâché que les nouveaux stades étaient des cimetières géants en avançant des chiffres, passés par la case amplifications, d’ouvriers décédés lors de leur construction.
Mais la vie est plus forte que la mort et ces enceintes étaient en transe durant les 64 rencontres de la messe planétaire. On y a vu des buts à couper le souffle, des dribbles qui aspirent les âmes et des actions qui auront provoqué des tachycardies et fait dilater des artères. C’est pour dire qu’on pourrait bien utiliser le mot «mortel» comme qualificatif… dans son aspect amélioratif.
Et pour ceux qui ont évoqué l’impact néfaste de la climatisation des stades sur l’environnement, l’hospitalité et l’accueil chaleureux dont ont fait preuve les Qataris envers leurs convives devraient tempérer leurs ardeurs. Surtout que l’hypocrisie et les doubles standards ne garantissent pas un monde meilleur. Pour l’Occident, c’était Coupe immonde. Pour ceux qui préfèrent savourer le foot pur et simple, c’était l’une des plus belles éditions de Coupe du monde.