Clairement, sa prestation a donné de l’épaisseur aux accusations de l’Algérie à son égard. Bakary Gassama, qui a considérablement porté préjudice à l’équipe nationale causant sa non-qualification en Coupe du Monde 2022, se retrouve -de nouveau- dans l’œil du cyclone. En effet, l’arbitre gambien est accusé de mauvais arbitrage. Et cette fois, c’était aussi dans un rendez-vous important, puisqu’il s’agit de la demi-finale « retour » de la Coupe de la Confédération CAF entre les Orlando Pirates et Al-Ahli Tripoli en Afrique du Sud. Les Libyens ont fermement dénoncé ses décisions le tenant responsable de leur élimination.

Par Mohamed Touileb
Le 29 mars dernier, au stade Mustapha-Tchaker de Blida, Gassama a fait saborder les « Fennecs » par des décisions que la Fédération algérienne de football (FAF) avait officiellement contestées auprès de la FIFA. Et on ne peut pas dire que le directeur du jeu ait décrédibilisé la démarche de l’instance de la balle ronde Dz dimanche.

Même le VAR ne l’a pas dissuadé
En effet, Gassama est retombé dans le côté obscur de l’arbitrage avant-hier quand il était au sifflet du match entre Orlando Pirates et Al Ahli Tripoli. Peu après le quart d’heure de jeu, le défenseur de l’équipe hôte a touché le ballon de la main dans la surface après un mauvais contrôle suite à une mauvaise lecture de la trajectoire du ballon. Et même s’il a été revoir les images au moniteur du dispositif de l’arbitrage vidéo (VAR), il a décidé de rester sur la décision initiale et ne pas accorder le penalty même si le cuir a touché la main du joueur.
Et la frustration provoquée par ce verdict est décuplée quand on voit le score final. Il faut relever que les visiteurs l’ont emporté 1 but à 0 après avoir perdu 2 buts à 0 en Libye lors du match ‘’aller‘’. Il est possible qu’avec ce penalty non-sifflé, ils se seraient offerts d’éventuelles prolongations et qualification. Ainsi, les décisions de Gassama ont influencé sur le cours de cette explication. C’était aussi le cas à l’occasion du duel entre Algériens et Camerounais il y a un mois et demi.

Sa présence au Mondial menacée
D’ailleurs, cela a été prouvé par « une expertise d’une agence spécialisée et réputée pour avoir collaboré avec cette même instance, mais aussi le CIO, l’UEFA et le Conseil d’Europe ». Dans leur évaluation de la prestation de Gassama, les experts ont décelé un arbitrage « suspect et ce, sur une échelle d’appréciation de trois niveaux (Arbitrage normal, arbitrage suspect et arbitrage anormal) ».
Le cabinet a mentionné un « déséquilibre (100% vs 0%) entre les deux équipes pour IRD (décisions incorrectes de l’arbitre) et le nombre total des IRD élevées (3) qui a directement influencé sur le résultat. Tous les deux bien plus élevés que les standards habituels des matchs de football professionnel ». Parmi les manquements, il y a eu « Le penalty validé qui n’a pas été sifflé (Algérie), le but invalidé accepté (Cameroun) et le but validé annulé (Algérie) ont significativement influencé le match à l’avantage du Cameroun ».
Ce dimanche, Gassama a conforté les voix qui s’élèvent contre ses pratiques et sa réputation a été, encore une fois, écornée… par lui-même. Cela pourrait lui valoir sa place au Mondial qatari. Et ça ne serait pas scandaleux pour l’ensemble de son œuvre. n