Compte tenu du contenu lors de la demi-finale «aller» (victoire 1-2) contre Coton Sport à Yaoundé (Cameroun), il fallait un cataclysme pour empêcher la JS Kabylie d’atteindre sa 7e finale en tournoi interclubs de la CAF. Les «Canaris» ont confirmé qu’ils étaient un cran au-dessus des Camerounais en s’imposant 3 buts à 0 dimanche au stade 5 Juillet 1962 (Alger). Un joli petit carton pour rejoindre le Raja Casablanca (Maroc) en finale prévue le 10 juillet prochain au Bénin. Retour sur un parcours aussi remarquable qu’improbable.

Par Mohamed Touileb
En patrons, les «Lions du Djurdjura» ont mis une fin à une attente de 19 ans sans finale continentale. Les camarades de Badreddine Souyad ne se sont pas ratés et ont évincé Coton Sport en s’imposant largement 5 buts à 1 en cumulé sur les deux actes de la demie. Une domination nette et sans appel est venue confirmer la maîtrise montrée par les Algériens tout au long de cette épreuve.

Offensive gagnante
Sur un total de 14 sorties depuis le début de la campagne, la JSK a affronté 6 adversaires différents en double-confrontation avec 4 matchs contre ce même Coton Sport avec lequel elle a croisé le fer en phase de poules avant de le retrouver lors de ce tour à élimination directe. A chaque fois, les protégés de Denis Lavagne sont sortis vainqueur avec un impressionnant 4 sur 4 en termes de victoires.
Sur son chemin vers la finale de la Coupe de la Confédération, le représentant de l’Algérie ne s’est incliné qu’une seule fois. Son tombeur était le Stade Malien (défaite 2-1 à l’aller et victoire 1-0 au retour) avant d’intégrer l’écrémage de groupes. Les 5 autres vise-à-vis n’ont pas pu dominer les Tizi-Ouzéens qui auront compilé 9 victoires, 4 nuls et 1 seul revers pour 20 buts marqués et 9 encaissés.

Lavagne a trouvé l’équilibre
Offensivement, le club le plus titré en Algérie a fait le boulot. Aussi, la JSK a su être solide défensivement dans les moments clés de la compétition pour s’imposer petitement ou ne pas perdre. En outre, l’entraîneur est parvenu à trouver le bon équilibre même s’il ne disposait pas d’un effectif avec de gros noms. Au final, c’est la complémentarité instaurée entre les différents compartiments et collectivement qui aura permis à l’équipe de survivre jusqu’à l’étape ultime.
Clairement, à la revue de la liste des joueurs qui composent l’équipe pro de la JSK, on ne pouvait pas miser gros sur une présence dans les deux dernières cases du tableau de l’épreuve. Ce joli accomplissement permet au club de d’empocher 625.000 dollars de gains cumulés. Une prime qui pourrait monter jusqu’à 1.25 million de dollars en cas de succès contre les Rajaouis dans moins de deux semaines à Cotonou.

Mellal ou les gros défis à petit prix
Une belle bouffée d’oxygène pour la trésorerie du club. Surtout que la masse salariale n’est pas faramineuse. En effet, le président Chérif Mellal a souvent misé sur le recrutement «pas cher» refusant de faire venir des footballeurs qui épuisent les caisses. Une politique payante (quoi qu’on en dise) puisque la JSK est en finale de la Coupe de la Confédération CAF en plus de celle de la Coupe de la Ligue programmée pour la 5 juillet prochain contre le NC Magra.
On rappellera aussi que Bencherifa & cie (8es, 42 points) sont bien placés en Ligue 1 avec un podium qui reste accessible. La JS Saoura, qui ferme le top 3, est à 8 longueurs mais compte 3 matchs de plus. Mathématiquement, ce retard est rattrapable si jamais les Kabyles font le plein en mise à jour. Mais, pour cela, il faudra composer avec une programmation démentielle et une cadence de 1 match tous les trois jours. <