C’est un groupe «A» où tout reste à faire dans la 31e édition de la Coupe d’Afrique des nations 2017 (14 janvier – 05 février).

Tout le monde est à égalité avec un point au compteur mais pour envisager la qualification, cette deuxième journée est le moment idéal pour se détacher de la meute. Pour le Gabon, qui affronte le Burkina Faso (17h00), et le Cameroun, qui donnera la réplique à la surprenante Guinée-Bissau (20h00), la victoire est impérative.

Au sortir du match d’ouverture, les Gabonais étaient frustrés. Comment ne pas l’être après avoir longtemps mené avant de se faire rejoindre au score, dans le temps mort, par une Guinée-Bissau qui disputait sa toute première CAN dans l’histoire? Pierre-Emerick Aubameyang, auteur de l’unique but de son équipe et star des « Panthères », était déçu de l’entrée en matière de l’équipe. « Ce n’est pas idéal pour commencer. La première mi-temps a été difficile. On a commencé avec un peu de stress, on était un peu tendus. Mais en deuxième période, on s’est libérés. Malheureusement à la fin, on prend un but qu’on ne devait pas prendre. Il y a d’abord une faute qu’on ne doit pas faire. Ça nous apprendra à ne pas répéter les mêmes erreurs », avait analysé l’attaquant du Borussia Dortmund avant de promettre : « On va faire avec et aller chercher deux autres victoires. On reste positifs. On est chez nous. On a fait une erreur, à nous de rectifier le tir et de gagner le prochain match.» Aujourd’hui, l’actuel meilleur baroudeur de Bundesliga (16 réalisations) sera très attendu face au Burkina Faso. Une empoignade décisive dans le stade de l’Amitié à Libreville qu’aucun des deux camps ne voudra manquer. Confronté à des «Etalons» qui ont montré de belles choses contre le Cameroun (1-1) lors de la première sortie samedi dernier, les Gabonais se trouvent dans l’obligation de se ressaisir car attendus par tout un peuple dans un contexte politique tendu depuis la réélection controversée du président Ali Bongo. Un duel qui sera animé par les souvenirs de la défunte édition en Guinée Equatoriale (2015) où les deux sélections’étaient croisées, toujours pour le compte du premier tour, avec une victoire du Gabon sur le score de 2 buts à 0. L’air d’une revanche donc à double enjeu. Si le représentant de la nation organisatrice vise le succès, les Burkinabés veulent faire d’une pierre deux coups : prendre les 3 points et laver l’affront d’il y a deux ans. Pour Alain Traoré : «le Gabon de 2015 et celui d’aujourd’hui, ce n’est pas le même. Contre la Guinée-Bissau, j’ai vu une équipe qui était timorée. Je ne sais pas si c’était à cause du match d’ouverture ou la pression du public. J’ai vu une bonne équipe sur le terrain, mais qui avait du mal à enchaîner les actions, du mal à faire la différence. Les matches Burkina-Gabon sont toujours très difficiles à jouer. On va bien se préparer et on va garder en tête le match de 2015» qui se rappelle qu’« A chaque fois qu’on a perdu face au Gabon, on les a battus au match d’après, donc je pense qu’on a une revanche à prendre.» Le numéro 10 du Burkina et ses compères, qui avaient disputé la finale inédite de l’opus 2013 contre la Zambie, auront 90 minutes pour confirmer ou non cette anecdote.