Ce soir à 20h00, au stade de l’Amitié de Libreville, l’opposition entre le Cameroun et le Gabon, comptant pour la 3e et dernière journée du premier tour dans la Coupe d’Afrique des nations 2017 (14 janvier – 05 février), n’aura rien d’amical.

Si un point doit suffire au bonheur des Camerounais qui dominent la poule «A» (4 unités), la sélection du pays hôte est dans l’obligation de l’emporter pour ne pas voir sa CAN tourner court. Il y aura de la tension à Libreville.

De forts regrets et des espérances sans assurance, les joueurs gabonais étaient abasourdis après le nul (1-1), enregistré mercredi passé, contre le Burkina Faso à l’issue de la seconde journée. « Ça se joue à des détails. On n’a pas eu la lucidité pour mettre ce deuxième but. Je m’excuse d’ailleurs auprès des Gabonais, car moi-même je n’ai pas eu cette lucidité. J’espère faire mieux face au Cameroun, et, pourquoi pas, se qualifier pour les quarts de finale. Avec le public, on va pousser pour s’imposer face aux Camerounais. J’espère qu’ils seront avec nous et qu’on réussira à leurs faire plaisir», avait déclaré Abdou Razack Traoré qui savait que sa mission, et celle de ses camarades, devenait très compliquée pour composter un billet pour les quarts de finale. Si le milieu offensif était sceptique, son coéquipier Lloyd Palun pensait que « c’est un bon point, car on est mené au score. On a réussi à revenir. On continue dans la course et il nous reste encore un match pour pouvoir passer. On est toujours en progrès, on travaille pour ça ». Deux sons de cloches complètement différents qui illustrent les ambitions distinctes d’un groupe qui joue avec le couteau sous la gorge dans un contexte sociopolitique très pesant. Pour ne rien arranger, les « Etalons » n’ont pas vraiment le choix contre les « Lions Indomptables ». Vaincre ou prendre la porte pour les compatriotes de Pierre-Emerick Aubameyang (2 buts en 23 matchs) en très grand danger contre les Camerounais. Surtout que ces joueurs pourront se contenter d’un nul pour s’assurer la première place du groupe. C’est donc le pays organisateur qui va courir derrière le résultat tout au long des 90 minutes avec le seul est unique objectif de l’emporter et s’assurer la qualif’.
En tout cas, la guerre psychologique de cette rencontre a déjà commencé avec des rumeurs de corruption autour de cette empoignade. Selon la presse camerounaise, « une information persistante, selon laquelle les autorités gabonaises auraient offert 10 milliards de FCFA au Cameroun pour remporter le match de dimanche prochain, circule à Libreville.» Normal que ce genre de bruit de foule naisse. Surtout que l’enjeu de ce derby de l’Afrique centrale dépasse la portée sportive. S’éviter les comptes, c’est ce que les héritiers de Samuel Eto’o, qui seront en danger en cas de déconvenue conjuguée à la victoire du Burkina dans l’autre explication qui se déroulera au moment à Franceville, tenteront de faire face à des Gabonais poussés, une ultime fois, par leur inconditionnels pour passer l’écueil des quadruples champions d’Afrique. Le ratage n’est pas permis pour la bande à José Antonio Camacho !