Si aucune équipe ne sera éliminée à l’issue de la partie car les deux sont déjà assurées de la qualification, l’enjeu reste important. En effet, l’Algérie et l’Egypte sont toutes les deux premières de la classe ‘’D‘’ avec des bilans similaires. C’est pourquoi l’explication, qui se tiendra ce soir (20h) au stade d’Al-Janoub, est cruciale pour savoir qui évitera de croiser le chemin du Maroc en quarts de finale.

Par Mohamed Touileb
Les deux meilleures attaques (6 buts marqués) et meilleures défenses (0 but concédé) dans le quartet ‘’D‘’ vont se tester pour ce véritable choc entre deux favoris de l’épreuve qatarie. Après avoir réussi leurs deux premiers tests, les Algériens et les Egyptiens voient leurs chemins se croiser dans le tournoi pour décider qui passera en tant que leader du groupe.

«Rivalité sportive importante»
Pour l’instant, il n’est pas possible de départager les deux prétendants du soir. Même au critère du «fairplay», ils sont à égalité parfaite avec un handicap de (-3) chacun. Ainsi, il est probable qu’en cas de score de parité, il faudra voir lequel des deux teams a eu le plus d’avertissement. Dans le cas où l’équilibre persiste, il faudra tout simplement procéder au tirage pour attribuer la première place.
Cependant, ce duel risque d’être assez engagé et il est peu probable de recourir à la loterie. Concernant l’empoignade, Madjid Bougherra, sélectionneur national, a estimé que l’aspect mental pourrait grandement décider du résultat final : «On a toujours joué l’Egypte dans des matchs décisifs. On sait que la rivalité sportive est importante. C’est un match qui doit se jouer sur l’état d’esprit avant tout. Nous devrons faire preuve d’une solidarité extrême même si l’aspect tactique reste bien sûr important».
En outre, le driver de l’EN A’ n’a pas omis de mettre l’accent sur le volet technique sachant que l’adversaire du jour évolue à un niveau footballistique supérieur par rapport au Soudan et au Liban. «Clairement, si nous voulons l’emporter, il faudra élever notre niveau», prévient le premier responsable de la barre technique algérienne dans un message clair à l’endroit de ses poulains.

Le Maroc n’effraie pas «Bouggy»
Et dans le cas où les choses ne se passent pas comme prévu et que les camarades de Djamel Benlamri, donné forfait (blessure) pour ce rendez-vous, seront contraints d’affronter les Marocains dès la prochaine étape, «Bouggy» n’a pas d’appréhension exagérée de l’adversaire deux fois vainqueur du CHAN. «Le Maroc fait un bon début de compétition, bien sûr. Nous, on prend tous les matchs un par un et comme ils viennent. Nous sommes venus pour jouer des matchs de haut niveau», assure-t-il. L’ancien défenseur de l’équipe nationale s’était habitué à jouer les matchs à grand enjeux lorsqu’il était international puisqu’il a disputé deux Coupes du Monde (2010 et 2014).
D’ailleurs, pour la première, il a dû passer par un match d’appui contre… l’Egypte à Omdurman pour valider le billet en Afrique du Sud. «Je ne suis plus joueur. C’est bien sûr différent d’affronter l’Égypte comme entraîneur parce que je ne peux plus extérioriser ma grinta comme avant. En tout cas, je vais transmettre ce que j’ai vécu face à cette équipe que nos joueurs n’ont jamais rencontré», note-il. Son rôle n’est pas le même parce qu’il ne sera pas acteur direct. Mais il sera le chef d’orchestre sur la touche. Quant à l’émotion d’un triomphe, elle reste la même. A ses protégés d’aller le chercher.