Le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Kamel Baddari a donné, hier, le coup d’envoi officiel de l’année universitaire 2022-23 à partir de l’université Mustapha-Stambouli, à Mascara. Une année universitaire marquée par le retour au mode d’enseignement d’avant-coronavirus.

PAR MILINA KOUACI
Accompagné des autorités locales et de représentants de la communauté universitaire, M. Baddari a ainsi donné, à partir de Mascara, le coup d’envoi de la nouvelle année universitaire qui enregistre 1 700 000 étudiants, dont 333 000 nouveaux inscrits. C’est 4 000 étudiants de plus qu’en 2021.
Avec cette hausse des inscrits, les capacités d’accueil global des universités et d’hébergement ont également augmenté pour cette rentrée universitaire. Le secteur de l’Enseignement supérieur a été renforcé par la réception de 45 000 nouvelles places pédagogiques à travers le pays, en plus de 20 000 lits dans les résidences universitaires de plusieurs wilayas.
Le secteur a également bénéficié de l’ouverture de 2 100 nouveaux postes d’enseignants afin de renforcer l’encadrement pédagogique des établissements d’enseignement supérieur, ce qui a permis d’atteindre 65 000 enseignants de différents grades dont 47% de professeurs.
Cette année universitaire sera marquée par le retour au système d’enseignement habituel d’avant la pandémie de Covid-19. Avec l’amélioration de la situation sanitaire, les modules de bases seront enseignés en présentiel sachant qu’une partie des activités (modules secondaires) sera enseignée à distance. A ce propos, le ministère a appelé, récemment, les recteurs d’université à ajuster la répartition du volume horaire aux enseignants tout en respectant le temps pédagogique défini par la loi, ainsi que l’exploitation des salles de cours jusqu’à 18H, ainsi que les samedis.
Cependant, le protocole sanitaire est reconduit pour la troisième année consécutive, dans le cadre de la reprise en présentiel. Les recteurs des universités et les directeurs des œuvres universitaires ont été appelés à continuer à coordonner avec les directions de santé pour poursuivre l’application des mesures de précaution contre la Covid-19 et de mettre à disposition des moyens de prévention (masque, gel hydroalcoolique) et éviter de négliger le suivi sanitaire et les règles d’hygiène. Il a, également, exigé de collaborer avec les directions de santé pour la vaccination de la famille universitaire contre le coronavirus et l’organisation de campagnes de sensibilisation sur cette opération.
Par ailleurs, le directeur des réseaux et du développement du numérique (DRDN) au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Mohamed Amine Kharfi, a indiqué que le débit Internet dans les universités passera de 100 mégaoctets à 1000 mégaoctets en décembre prochain. S’exprimant sur Radio Sétif, Kharfi a expliqué que le prochain objectif est de porter le nombre des établissements universitaires connectés à l’ARN de 102 à 147 avant la fin de cette année. Le responsable au ministère de l’Enseignement supérieur a confirmé que les universités verront passer le débit Internet de 100 mégaoctets à 1000 mégaoctets, en décembre prochain, et hausser le débit Internet dans les centres universitaires, les centres de recherche et les écoles supérieures de 10 mégaoctets à 100 mégaoctets. « La démarche vise à faire face au défi du manque de flux dont nous avons beaucoup souffert ces derniers temps. Le problème a été résolu en orientant une enveloppe financière importante dédiée à la recherche scientifique et aux universités », a ajouté Kharfi.
L’intervenant a souligné que l’objectif de la numérisation du secteur est une transparence totale pour toute la famille universitaire, pour l’étudiant, le professeur, le chercheur et l’administrateur, affirmant que la numérisation a commencé il y a des années et s’est accélérée avec l’épidémie de Corona via le système Progress en plus de l’accompagnement de plateformes numériques telles que le parrainage complet et l’orientation de tous les étudiants grâce à la numérisation, et cette année, il y a eu 350 000 à zéro papier.
Kharfi a également révélé la préparation d’une nouvelle plateforme pour la première fois pour le recrutement des professeurs, qui se fait de manière numérique, ainsi que le dossier de numérisation et de comptage des biens du secteur, en plus de travailler avec Algérie Poste pour fournir un service pour payer les droits d’inscription à distance au lieu de se déplacer dans les universités. n