La comédienne et humoriste algéro-belge Nawell Madani, tout en remerciant ses fans algériens, a dénoncé dans une vidéo postée sur sa page Facebook les nombreux incidents qui ont marqué son séjour en Algérie à l’occasion de son spectacle « Alger mon humour » qui a eu lieu du 11 au 13 janvier à l’Opéra d’Alger Boualem Bessaïh. 

Dans la vidéo qu’a partagée Nawell Madani sur sa page officielle et qui a eu presque 10 000 vues, l’humoriste s’excuse sur certains événements qui ont mal tourné lors de son passage à l’opéra d’Alger : « Je voulais revenir sur certains évènements inattendus qui se sont déroulés et m’excuser. Surtout pour ceux qui ont payé leurs places et se sont retrouvés sans siège dans la salle, certains sont partis et d’autres étaient sur des chaises ou des escaliers, je n’ai pas de réponses ou de motifs pour cela, car je ne sais pas ce qui s’est passé », a-t-elle dit.
L’humoriste a tenu à remercier « tous les Algériens pour cet accueil inoubliable, c’était un évènement extraordinaire. J’ai fait quatre représentations où le public a été debout et heureux d’être là avec beaucoup de générosités et d’amours. C’était mieux que ce que j’avais imaginé ».

Vol et arnaques
Toutefois, Nawell Madani confie dans cette vidéo qu’elle a été victime de vol lors de son spectacle à Alger en expliquant qu’il « y a eu des excès dans tous les sens : mes effets personnels ont disparu, notamment mon téléphone, mes lunettes ». « J’ai aussi croisé des jeunes filles, certaines avec des badges de mon staff qui se baladaient dans les coulisses, elles étaient accompagnées de mes danseurs et certaines étaient mineurs », a-t-elle dénoncé, affirmant que « ces personnes n’avaient aucune place dans mes coulisses, quand je leur ai demandé de quitter mes loges, elles l’ont très mal pris. Normalement, ce n’est pas à moi de faire cela ».
L’humoriste est également revenue aussi sur l’évènement qui s’est déroulé le 14 janvier dans le restaurant « 48 » à Hydra.
Elle déclare à ce sujet qu’« à la base, j’avais proposé de faire un casting dans plusieurs lieux pour trouver de jeunes humoristes et leur proposer de les insérer dans notre super gala. En arrivant au « 48 » avec mes caméras pour faire mon documentaire sur tout ce qui s’est passé durant mon séjour en Algérie, afin de filmer mon spectacle et la rencontre avec les artistes et les danseurs que nous devions rencontrés, je découvre un cocktail dinatoire organisé avec un certain tarif. Ce qui devait être à la base un casting est devenu un plateau d’humoristes payant. » Elle s’insurge ainsi sur le fait qu’il « y a eu aussi à ce rendez-vous du ‘48’ des surprises, dont moi : j’étais surprise d’être la surprise. Je n’ai pas compris ce qui se passait, certains ont payé le double du prix de mon spectacle pour voir des humoristes qui débutent pour certains et d’autres étaient venus pour me rencontrer et avoir la possibilité d’assister à mon gala. » Nawel Madani se désole du fait que « le public s’attendait à ce que je monte sur scène dans ce restaurant, à ce que je fasse mon spectacle alors que ce n’est pas du tout prévu. Les gens se sont retrouvés déçus et j’étais très déçue de la tournure des choses ».

Démentis d’un article publié sur le net 
D’autre part, la comédienne a tenu à démentir, dans cette vidéo, les propos d’un article publié sur le site Dia-Algérie : «Je découvre un article sur ce site le titre ‘‘Et Nawell Madani prend sa revanche sur Djamel Debouz’’ avec cet évènement, ce n’est pas du tout le cas, le directeur artistique Jean-Michel Joyeau, est aussi cité dans cet article, je le respecte énormément, il m’a donné ma chance à l’émission Jamel Comedy Club », assure-t-elle. Ajoutant « on voit dans cet article que ma venue en Algérie s’est très mal passée avec le public. Bien au contraire, j’ai été très bien accueillie. D’ailleurs, j’ai joué pour la première fois des sketches en mélangeant l’arabe et le français, j’en garde de très bons souvenirs et j’ai eu de très bons articles à l’inverse de ce raconte l’article de ce site ».
A la fin de la vidéo, Nawell Madani revient sur ce festival qu’elle rêve d’organiser dans son pays : « Sur ma route, j’ai rencontré pas mal d’organisateurs qui ont voulu faire avec moi des événements en Algérie. Pendant plusieurs années je me suis battue pour faire ce festival, aujourd’hui je n’y suis pas encore arrivée parce que c’est un festival de grande dimension où je veux mélanger la danse, la musique et du Stand-up durant une semaine tout entière », explique-t-elle. Au final, elle avoue : « Nous n’avons pas encore réussi à avoir les sponsors pour réaliser cet évènement qui demande beaucoup d’efforts et de financement. J’ai proposé à l’organisateur, Farid Benlagha, de monter mon spectacle à Alger en coproduction. Ce spectacle a vu le jour, car je n’ai demandé aucune rémunération. Je suis montée gracieusement sur scène et la billetterie va contribuer à lancer les prémices de ce projet de grande envergure ».