C’est sous le slogan « Azul Cinéma » que le coup d’envoi des projections de la  16e édition des Rencontres cinématographiques de Béjaïa (RCB) sera donné, aujourd’hui, à 20 H à la Cinémathèque de Béjaïa avec à l’affiche le film «Des Figues en avril» de Nadir Dendoune et le court métrage «Wanas» du réalisateur syrien Ahmed Nader.

L’émotion et le partage seront certainement au rendez-vous, aujourd’hui, dès 20heures à la Cinémathèque de la ville de Béjaïa, avec le lancement des 16es Rencontres cinématographiques de Béjaïa (RCB) dont le coup d’envoi sera donné avec la projection du documentaire « Des figues en avril » de Nadir Dendoune, en présence du réalisateur et du personnage principal, Messaouda qui se trouve être la mère du réalisateur. Dans la présentation de ce documentaire, il est souligné que l’œuvre « dessine le portrait drôle et bouleversant de Messaouda Dendoune, filmé par son fils Nadir.
Au-delà de la personnalité attachante, malicieuse, déterminée et passionnée de la vieille dame de 82 ans, on la découvre au quotidien dans son deux-pièces de l’île Saint-Denis, ponctué par la présence invisible de l’absent. » En effet, sous le regard de la caméra de son fils, on découvre cette femme hors du commun qui «apprend désormais à vivre seule depuis que son mari Mohand, atteint de la maladie d’Alzheimer, a été placé en maison médicalisée. Messaouda, bercée par ses chanteurs kabyles emblématiques, comme Slimane Azem » partageant ses souvenirs, son vécu, mais également ses espoirs.
Le documentaire de Dendoune sera précédé par la projection du court-métrage syrien «Wanas» d’une durée d’une vingtaine de minutes abordant également la thématique du quotidien des personnes qui sont au crépuscule de leur vie, à travers le quotidien du couple Mahmoud and Nabila, âgées de quatre-vingts ans. Nabila qui n’arrive plus à communiquer avec son mari est en quête de compagnie afin de meubler cette solitude qui l’étouffe jour après jour.
Demain, les organisateurs des 16es RCB, convient les cinéphiles à la découverte du long métrage «L’héroique Lande», l’extraordinaire épopée sur la jungle de Calais réalisée par Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval d’une durée de plus de trois heures et demie, soit exactement 220 minutes. Cette œuvre est une véritable plongée dans la jungle de Calais où vivent près de 12 000 personnes. Entre expulsion, démantèlement et tentative de destruction définitive par les autorités françaises de la jungle. «Mais la jungle est un territoire mutant, une ville monde, une ville du futur ; même détruite, elle renaît toujours de ses cendres». Ainsi le film relate cette aventure humaine au cœur de l’action, tournée avec «des jeunes gens pris dans le tumulte des guerres, des violences policières, et leurs tentatives de traverser la frontière vers l’Angleterre ».
La thématique du vécu quotidien des migrants sera également au cœur de la poignante œuvre «Fortuna», du réalisateur suisse Germinal Roaux prévue demain pour la séance de 20 heures. C’est sur ce sillage que les RCB proposent jusqu’au 6 septembre prochain des œuvres qui interrogent le monde qui nous entoure à travers le croisement des différentes visions sur la nature humaine dans un espace d’échanges avec l’autre ou l’histoire individuelle est conjuguée avec l’histoire de tout un peuple ou de toute une nation. Des œuvres à découvrir ou a redécouvrir sans aucune modération. <