La dégradation de la situation des entreprises nationales publiques et privées suscite une véritable inquiétude. Eniem, Condor, Iris, Sacomi-Thomson, Bya Electronics, Brandt, Starlight, Géant et d’autres. Des noms qui, il y a peu, fleuraient la bonne santé proposant au public des produits appréciés et n’arrivant même plus à faire face à la demande, se retrouvent aujourd’hui en phase rouge. L’avenir de ces entreprises et de leurs employés est soudain mis entre parenthèses. De mauvais augure dans une conjoncture de reconstruction de l’économie. Au moins deux fleurons de l’industrie électronique et de l’électroménager ont déjà annoncé la libération de plusieurs milliers de travailleurs et la préparation de drastiques plans sociaux pour mettre les travailleurs au chômage. L’arrêt des différentes usines et la mise au chômage de milliers d’employés sont de mauvais signes pour le gouvernement. Et les conséquences pourraient ne pas tarder à se ressentir, pénuries des produits, impact inévitable sur les prix et augmentation de la facture d’importation. Une tendance déjà remarquée sur le marché grand public. La situation pourrait faire tâche d’huile si des mesures urgentes ne sont pas prises par les pouvoirs publics afin de stopper la dégradation de la situation. Il y a lieu de redynamiser le secteur productif dans un cadre plus global d’un plan de redressement économique, en adéquation avec les potentialités nationales. En attendant la mise en place d’un nouveau dispositif adéquat, mieux réfléchi, adapté à la situation de chaque activité, il y a lieu de tirer la sonnette d’alarme. Il faut urgemment trouver des solutions impérieuses et engager une réflexion globale sur la situation des entreprises en difficultés. Et éviter cette perspective aux autres qui ne le sont pas. Il faut vite juguler la tendance de la mise au chômage des travailleurs, une propension dont les conséquences pourraient être néfastes. Au moment où la stabilité est nécessaire pour tout redressement d’une économie nationale à parfaire.