PAR NAZIM B.
La journée d’hier a été marquée par le report de plusieurs procès de corruption renvoyés à des dates ultérieures.
En effet, le pôle financier et économique du tribunal de Sidi M’hamed a renvoyé au 28 novembre en cours le procès dans lequel sont impliqués les anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, ainsi que leur successeur, Nouredine Bedoui, qui est poursuivi en sa qualité de wali de Constantine au moment des faits.
Sont également poursuivis dans cette affaire d’autres anciens ministres comme Abdeslam Bouchouareb, Abdelhamid Temmar, Houda Feraoun, Hocine Nacib, Arezki Berraki…
Pour rappel l’ancien Premier ministre, Noureddine Bedoui a été placé en détention provisoire par la chambre d’accusation près la Cour d’Alger qui a annulé la décision prise auparavant par le juge instructeur du pôle économique et pénal du tribunal de Sidi M’hamed de placer Bedoui sous contrôle judiciaire, avec retrait de son passeport, après son audition sur des affaires de corruption qui remontent à l’époque où il était wali à Constantine ( 2010-2013).
Bedoui a été auditionné dans l’affaire liée à la manifestation «Constantine, capitale de la culture arabe».
En septembre 2021, Noureddine Bedoui avait été présenté devant le juge d’instruction près le pôle économique et pénal du tribunal de Sidi M’hamed qu’il a placé sous contrôle judiciaire.
Le report a marqué également le procès de l’ancien ministre des Ressources en eau Arezki Berraki, dans le cadre de supposées malversations dans la gestion du secteur de ressources hydrauliques durant la présidence Bouteflika.
Pour rappel l’ex-ministre Arezki Berraki avait été placé en détention provisoire le 17 juin dernier à la demande du même pôle pénal d’Alger.
Arezki Berraki qui serait également poursuivi en tant qu’ancien Directeur de l’agence nationale des barrages et des transferts (ANBT) entre l’année 2015 et le mois de janvier 2020 serait soupçonné par la justice d’acte de «corruption» mais également de «dilapidation de l’argent public» et «mauvaise gestion».
Par ailleurs, le tribunal de Mostaganem a renvoyé à lundi prochain le procès dans lequel sont poursuivis Mahieddine Tahkout et Achour Djelloul, ancien patron de Serport.
Les griefs retenus contre lui concernent l’époque où il était DG de l’entreprise portuaire de Mostaganem. Il a été mis en détention provisoire au mois de mai dernier.
Les accusés dans cette affaire sont suspectés d’être impliqués dans l’affaire de la sortie de 311 conteneurs, chargés de 1 064 voitures «désossées» du port de Mostaganem.
Cette affaire, selon le communiqué du parquet près la cour de Mostaganem, a commencé lorsque le parquet a ouvert une enquête sur l’affaire en question.
Le même texte a expliqué que «cette affaire a éclaté, suite à des informations parvenues au parquet près le tribunal de Mostaganem, faisant état de 311 conteneurs renfermant 1 064 voitures désassemblées de marque Hyundai, importées par l’entreprise Tahkout en 2019, sorties du port commercial de Mostaganem en infraction à la loi».
Cette action judiciaire a été ponctuée par la saisie et la récupération des 311 conteneurs ayant quitté le port de Mostaganem dans des circonstances que seules les instances judiciaires sont habilitées à expliquer et à tirer au clair, d’où d’ailleurs l’ouverture d’une enquête judiciaire impliquant le directeur général de l’Entreprise portuaire de Mostaganem, le P-DG du groupe des ports, Serport, l’ex-chargé juridique du groupe Tahkout et autres.
«Leur responsabilité est engagée dans cette affaire», a fait savoir le communiqué du tribunal de Mostaganem. <