Le tribunal de Tipasa a prononcé dimanche lors d’une audience publique présidée par la juge Radia Benghezal, le report pour la 2e fois, du jugement de l’affaire de Boudjouher Malik, membre du Conseil de la Nation accusé de corruption, en compagnie de deux autres prévenus, à la semaine prochaine.
Ce report a été prononcé suite au refus de plaidoyer, signifié par maître Si Damou, avocat de l’accusé, en avançant son soutien au mot d’ordre de grève de l’Ordre des avocats, au moment où ses confrères Zahi Saïd et Mokrane Aït Larbi (avocats du sénateur Boudjouher) ont plaidé pour la mise en liberté provisoire de leur mandant en avançant le «non respect des procédures de levée d’immunité». Un fait à l’origine d’une grande tension constatée à cette audience, marquée par une présence remarquée de citoyens et de membres des familles des accusés dans cette affaire.
Le tribunal a également prononcé, pour la 2e fois consécutive, le rejet de la demande de liberté provisoire au profit de l’accusé principal dans cette affaire (sénateur Boudjouher), au moment où des voix de citoyens et de membres de familles des victimes se sont élevées dans la salle d’audience pour demander aux avocats d’ «effectuer leurs plaidoiries, en vue d’un jugement équitable de cette affaire», dont les accusés se trouvent en détention provisoire depuis août dernier, a-t-on constaté sur place.
Pour rappel, Boudjouher Malik (ex-sénateur RND) se trouve depuis août dernier en détention provisoire, en compagnie de deux autres prévenus, après leur arrestation «en flagrant délit de corruption» ainsi que pour «abus de pouvoir et de fonction».