La révision exceptionnelle des listes électorales commence aujourd’hui, dimanche 20 septembre et durera une semaine, soit jusqu’au dimanche 27 du même mois. Une campagne de sensibilisation au vote référendaire sera également lancée aujourd’hui, et au sujet de laquelle le chef de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a indiqué que son organe va «sensibiliser le citoyen quant à l’impératif d’exercer son droit de vote (…) sans pour autant s’immiscer, d’une façon ou d’une autre, dans son choix». L’enjeu, donc, pour Mohamed Charfi, juriste, ancien magistrat et ex-garde des Sceaux dans le gouvernement de Ali Benflis entre 2002 et 2004, est le taux de participation à cette consultation que de nombreux observateurs considèrent comme un deuxième test de popularité pour le chef de l’Etat, M. Tebboune, après son élection au scrutin du 12 décembre 2019. A ce sujet, et pour faciliter la procédure, M. Charfi a indiqué, dans une déclaration à l’APS, qu’il serait probablement possible de s’inscrire aux listes électorales à distance au lieu de procéder à l’ancienne. «Nous envisageons probablement de lancer l’opération d’inscription pour la première fois à distance. D’ailleurs, le staff technique de l’ANIE travaille sur cette option et nous nous efforçons d’y parvenir», a-t-il souligné. «Dans le cas où il ne sera pas possible de la mener à bien lors de ce référendum, elle sera appliquée durant les prochaines législatives», a-t-il fait savoir.
Au sujet des préparatifs du référendum, M. Charfi a assuré que l’Autorité qu’il préside est «fin prête» pour organiser et encadrer ce rendez-vous électoral. A une question sur la commission gouvernementale chargée d’assister l’ANIE pour l’organisation du référendum et l’éventualité de la remise en question de l’indépendance de l’Autorité, son président a répondu que ce mécanisme «n’a aucun lien avec l’organisation» et que la loi l’autorise à accéder à tous les moyens matériels pour lui permettre d’accomplir pleinement ses missions. <