Le Syndicat national des corps communs et ouvriers professionnels de l’éducation (SNCCOPEN) réclame à nouveau l’abrogation de l’article 22-19 du statut général de la Fonction publique, portant la dépermanisation des postes de travail. «Nous sommes à bout. Si nos revendications ne sont pas prises en charge par les pouvoirs publics, nous n’écartons pas des actions de protestation, des sit-in, voire une action nationale», a déclaré le président du SNCCOPEN, Sid Ali Bahari, à l’issue d’une réunion du bureau national de ce syndicat tenue samedi dernier à Relizane. Les œuvres sociales constituent également un motif de mécontentement au SNCCOPEN. «Nous demandons à ce que les corps communs soient représentés au niveau des commissions de wilaya et de la commission nationale des œuvres sociales du secteur de l’éducation nationale. Il n’est pas normal que ce soit seulement les enseignants qui soient représentés», enchaîne le syndicaliste. «Nous représentons tout de même 200 000 ouvriers professionnels sur un effectif global de 650 000 fonctionnaires que compte le secteur de l’éducation nationale», a-t-il ajouté. «Nous considérons que la décision du gouvernement relative au statut particulier de la catégorie des corps communs et ouvriers professionnels du secteur de la Fonction publique, notamment le décret exécutif 280/16 modifiant le décret exécutif 08/04, a été prise unilatéralement. Cette décision porte atteinte aux conventions internationales et aux traditions syndicales», tranche le SNCCOPEN. «Qu’est-ce qui retarde la régularisation de la situation des travailleurs et agents contractuels et leur intégration à travers de nouveaux et stables postes ?», se demande Bahari qui enchaîne en guise d’arguments de «recenser un total actuel de 19 400 postes vacants rien que pour le secteur de l’éducation, un chiffre obtenu après une enquête menée par nos soins».