Le ministère de la Justice a fait savoir, dans un communiqué rapporté hier par l’APS, que les derniers reports des procédures enregistrées au niveau de plusieurs tribunaux du pays avaient été décidés «en réponse aux demandes de la défense de prévenus, dont les avocats ont été contaminés par le coronavirus». Une mise au point, et une «réponse», à plusieurs articles de presse. Elle intervient, en effet, alors que plusieurs organes de presse avaient récemment titré sur la «paralysie» des tribunaux à cause de la Covid-19 et, plus encore, sur la multiplication des cas parmi les prévenus.

Par Nadir Kadi
En ce sens, le même communiqué «dément catégoriquement» les informations faisant état de contamination de prévenus dont les procédures sont actuellement en cours : «Suite à la diffusion par certains journaux nationaux d’informations faisant état du report de procédures pénales programmées au niveau de plusieurs tribunaux, dont les Cours d’Alger, de Tipasa et le pôle économique et financier de Sidi M’hamed, à cause de la contamination de prévenus à la Covid-19, le ministère de la Justice dément catégoriquement la véracité de ces informations.» Le communiqué de la Justice ajoute, par ailleurs, que «les reports des procédures ont été décidés suite aux demandes de la défense des accusés et de la contamination de certains avocats».
Un communiqué qui note, par ailleurs, que des cas de contamination ont bien été enregistrés au niveau des structures du ministère de la Justice, à savoir les établissements pénitentiaires. Toutefois, le nombre reste limité au sein de la population carcérale grâce aux «procédures de prévention» suivies par les responsables de pénitenciers et de prisons. Ainsi, le communiqué publié hier fait savoir que le nombre de contaminations des détenus à la Covid-19 enregistré depuis «le début de la seconde vague» s’élève à 30. Vingt-six d’entre eux sont «guéris» et les 4 restants «suivent les procédures médicales». «Leur situation s’améliore», conclut le ministère de la Justice. Pour rappel, les articles de presse auxquels fait allusion le communiqué avaient, notamment expliqué que plusieurs procédures «médiatiques», dont le jugement de l’ancien ministre de la Solidarité Djamel Ould Abbès, ou de Mme Maya la «prétendue fille cachée» de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, avaient été reportés à cause de la contamination des principaux accusés. D’autres articles ont, quant à eux, pointé une «paralysie» de plusieurs tribunaux à cause de contaminations dans les rangs des juges, greffiers et personnel administratif. <