Le Brésil a réussi ses débuts dans la compétition dimanche soir, en battant aisément un Venezuela plombé par des cas de Covid-19 (3-0). Neymar s’est mis en évidence en transformant un penalty et en délivrant une offrande à Gabriel Barbosa. Marquinhos a lui aussi marqué.
La Copa América commence idéalement pour le Brésil. À défaut d’un jeu emballant mais avec un Neymar encore décisif, la Seleçao a remporté le match d’ouverture en enfonçant un Venezuela (3-0) fortement handicapé par des cas de Covid-19, dimanche à Brasilia.
«Ney», en quête de son premier titre majeur en sélection, a encore réussi le combiné but plus passe décisive, en transformant un penalty obtenu par Danilo (64e) puis en adressant une offrande à Gabigol, qui n’avait qu’à pousser le ballon de la poitrine dans la cage vide (89e). Le numéro 10 avait déjà réussi ce type de doublé lors des deux précédents matches (2-0 contre l’Équateur et le Paraguay début juin en qualifications pour le Mondial 2022). Neymar en est d-)
LES ÉCLAIRS DE NEYMAR ONT ÉGAYÉ UN BRÉSIL TERNE
Avant lui, son coéquipier en club Marquinhos avait ouvert la marque (23e). Le Venezuela était handicapé par l’absence de huit joueurs testés positifs au coronavirus, outre quelques blessés. Le sélectionneur, José Peseiro, a du coup fait appel à 15 nouveaux joueurs pour disputer la compétition, la plupart novices en équipe nationale et évoluant dans le championnat vénézuélien.
La Vinotinto, dès lors en manque cruel d’expérience, a pourtant bien défendu en bloc, de manière « très fermée » selon Marquinhos, mais a fini par craquer. La Seleçao, plutôt terne, a campé dans le camp adverse et monopolisé la possession, mais a manqué de tranchant. Pourtant, Neymar a proposé quelques éclairs, comme ces deux déboulés tout en vitesse et dribbles achevés par une frappe de peu non cadrée (30e, 83e), et adressé quelques passes et centres bien sentis, mais ses coéquipiers n’étaient pas dans un grand jour.
NOUS PENSIONS TOUS QUE ÇA ALLAIT ÊTRE PIRE
« Quand on arrive à le placer dans une zone plus avancée du terrain, Neymar est plus protégé, car là l’adversaire a peur de faire un marquage plus ferme, une faute dans une zone importante. On structure l’équipe de façon à ce qu’il reçoive moins de ballons, mais de manière plus efficace pour se créer » des occasions, a expliqué le sélectionneur Tite. Son homologue Jose Peseiro s’est dit «fier» de ses joueurs. «3-0 c’est 3-0. Le Brésil était meilleur. Mais nous pensions tous que ça allait être pire». Dans ce groupe B, le Brésil affrontera le Pérou jeudi, tandis que le Venezuela rencontrera la Colombie.