Le virevoltant Khaled Bounedjma est de nouveau patron de la Coordination nationale des enfants de chouhada. Il en a reçu la charge, hier, en tant que président par intérim, des mains d’Abdelkrim Deridj.

Ce dernier a abandonné volontairement ses fonctions lors d’une réunion du Conseil national de la coordination, hier, à Alger, afin de permettre à son successeur de préparer le prochain congrès, une échéance dont la date n’est pas encore fixée mais qui devrait permettre à ses membres d’épurer une ancienne querelle de leadership. La préparation de ce rendez-vous organique figure d’ailleurs en première ligne du communiqué, publié par la coordination.
Le document insiste sur le fait que la passation de pouvoir entre les deux responsables s’est effectuée dans un « climat d’entente » et de « sérénité », selon les statuts de cette structure politico-associative. Désormais, c’est donc M. Bounedjma qui a les rênes en main pour « apaiser le climat » et « relancer l’esprit de solidarité » au sein de la coordination, lit-on dans le communiqué.
En acceptant cette charge, l’ancien président du Front national pour la justice sociale (FNJS), une formation politique qui n’a obtenu aucun siège des législatives de mai 2017, et qui ne semble pas avoir les moyens d’émerger depuis, trouve là une occasion de rebondir sur la scène politique. Et de faire entendre sa voix. En particulier s’il se présente au prochain congrès de la coordination qu’il a la charge de préparer et s’il est élu. Par le passé, Khaled Nedjma, qu’on l’aime ou qu’on le déteste, a montré une réelle capacité à animer les campagnes électorales. Il n’est donc pas exclu qu’il fasse jouer un rôle à la Coordination des enfants de chouhada lors de la prochaine présidentielle de 2019.