Le ministère algérien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et les ministères français des Affaires étrangères et du Développement international et de l’Éducation nationale, organisent à Paris, aujourd’hui et demain, la 4e édition de la Conférence algéro-française de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Ayant pour thème « Les défis du numérique », cette conférence sera ouverte conjointement par les deux ministres du secteur des deux pays, Tahar Hadjar et Mme Najat Vallaud-Belkacem. Selon les organisateurs, la conférence est une «échéance » majeure dans le développement et l’approfondissement de la coopération universitaire et scientifique entre la France et l’Algérie, en plus de constituer un véritable lieu d’échange d’expériences et de savoir-faire. En effet, plus d’une centaine de participants issus des milieux universitaire et de la recherche, parmi lesquels de nombreux présidents et recteurs d’université ainsi que des directeurs d’école supérieure et de centre de recherche algériens et français se réuniront durant ces deux jours.
Les rencontres seront consacrées à la réflexion et à l’analyse de la problématique du numérique dans les deux pays. Elles se feront sous forme de séance plénière, de tables rondes thématiques et d’entretiens individuels et permettront en outre de favoriser l’émergence de partenariats et la mise en œuvre de projets de coopération entre établissements français et algériens. A noter que tout comme les éditions précédentes, cette rencontre s’inscrit dans le contexte de la déclaration d’amitié et de coopération signée par les présidents Abdelaziz Bouteflika et François Hollande lors de la visite d’Etat effectuée par le président français en décembre 2012 à Alger. Pour rappel, lors de la 3e édition de la Conférence algéro-française de l’enseignement supérieur et de la recherche, les discussions avaient surtout pour thème principal « Le passage à la licence mastère doctorat (LMD) mis en place par l’Algérie, après la France, ce qui facilitera les échanges et la mobilité des étudiants entre les deux pays et, plus largement, à l’international ». Avait aussi été traité la place de la relation bilatérale dans le domaine de la recherche scientifique et technologique et les possibilités de la faire évoluer vers une relation internationale, notamment euro-méditerranéenne, en s’appuyant sur les programmes adaptés et le grand programme européen Horizon 2020. Aujourd’hui, les Algériens représentent la troisième communauté la plus accueillie en France avec 24 000 étudiants.