Par Sihem Bounabi
Le ministre de la Santé Abderrahmane Benbouzid a souligné, hier à Alger, que son département aspirait à renforcer les liens de son département avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en vue «de développer des activités communes dans le cadre d’une vision commune, notamment concernant la formation en matière de sciences médicales, de recherche et de pratiques médicales». Afin de garantir «une bonne formation et une bonne qualité de soin qui puisse répondre à la demande des malades et hisser le niveau de santé à celui des grands établissements et structures de santé», affirme-t-il.
S’exprimant lors de la réunion d’évaluation des activités des groupes de travail conjoints entre les deux ministères, le ministre de la Santé a, d’emblée, rappelé que l’un des grands acquis de ces rencontres de travail entre les deux secteurs entamées depuis plusieurs semaines est la résolution de la problématique de la retraite des professeurs hospitalo-universitaires, chefs de service, qui, sur instruction du Président de la République Abdelmadjid Tebboune, a été relevée à l’instar des fonctionnaires des autres secteurs, d’une retraite à 80 %. Cette instruction du chef de l’Etat répond ainsi à une revendication restée en suspens durant de longues années et qui avait contraint beaucoup de ceux qui étaient concernés à retarder leur départ à la retraite.
Parmi les autres points débattus par les cadres des deux secteurs lors de cette réunion d’évaluation, le ministre a annoncé celui de la création de la commission hospitalo-universitaire ainsi que la définition des critères de promotion des professeurs et chefs de service.
La création de la commission consultative hospitalo-universitaire «va être un lien et une passerelle entre les deux partenaires, dans laquelle nous allons mettre des personnalités de haute qualité et de haut niveau. Ces dernières vont dans les deux départements élaborer tout ce qui va déterminer de nouveau afin de corriger ce qu’il y a à corriger et anticiper dans la qualité et le mérite dans nos départements», assure Abderrahmane Benbouzid.
Dans le cadre de cette réunion d’évaluation, il s’agit aussi de déterminer la grille qui permettra «aux meilleurs» d’accéder à des postes de responsabilités et déterminer la poursuite de la carrière et le choix et la sélection judicieuse de qualité de ceux qui auront à occuper des postes importants et desquels on attendra un meilleur rendement.
Concernant la priorité accordée à l’ouverture de nouvelles filières, le ministre de la Santé souligne que «des discussions sont menées avec le département de l’Enseignement supérieur sur certaines disciplines naissantes. Elles sont attendues selon les points et seront étudiées avec les différents experts qui participeront à cette réunion».
Le ministre de la Santé indique à propos de ces nouvelles filières «la médecine progresse et de nouveaux champs innovateurs avec de nouvelles qualifications afin de répondre aux nouveaux besoins de la société». Estimant que «l’essor de l’enseignement de qualité est présent et nous devons donc nous mettre au diapason de cet élan».
Par ailleurs, concernant les réformes du secteur de la santé, le ministre a annoncé qu’un travail est en cours pour la promulgation de textes d’application de la loi sur la santé de 2018. Affirmant que les commissions chargées de cette mission «veillent à accélérer l’élaboration des principales lois pour une meilleure organisation du secteur de la santé».
Il reconnaît ainsi : «Nous sommes en retard sur les textes qui émanent de cette loi. Ce sont ces textes qui vont nous donner la trajectoire que nous souhaitons avec le ministre de l’Enseignement supérieur afin d’aller vers la meilleure version».
Le ministre a également annoncé la tenue, fin décembre, d’une rencontre nationale sur le système sanitaire pour l’élaboration d’une vision stratégique et basée sur les recommandations et opinions des participants.
Ainsi dans le cadre de la refonte et de la revalorisation du secteur de la santé, il souligne que «tout le monde est appelé à participer et à donner sa contribution et tout cela sera transmis à qui de droit».
Il conclut son intervention en relançant pour une énième fois l’appel à la population pour se faire vacciner contre la covid, en affirmant que l’Etat algérien a mis tous les moyens pour faciliter l’accès à la vaccination en multipliant les centres de la vaccination. «Je suis peiné de voir que les personnes qui ont reçu les deux doses de vaccin sont peu nombreuses pour atteindre l’objectif de vacciner 70% de la population des moins de 18 ans d’ici la fin de l’année». n