Présent à Paris, au siège de l’Unesco, dans le cadre de la «Semaine africaine à l’Unesco», un événement dont l’Algérie est l’invité d’honneur, le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi s’est entretenu, mercredi dernier, avec la directrice de l’agence onusienne, chargée notamment de la promotion de la culture et de l’éducation, Audrey Azoulay, en présence de l’ambassadeur d’Algérie en France, Abdelkader Mesdoua.

Dans ce cadre, plusieurs dossiers de coopération bilatérale ont été abordés, bien que trois sujets ont, semble-t-il, dominé les discussions : la réhabilitation de la Casbah, l’avancement du projet de centre destiné à la préservation du patrimoine africain et les démarches de l’Algérie en vue du classement de plusieurs éléments culturels, notamment au nom des trois pays du Maghreb, rapporte l’APS.
La rencontre entre la directrice de l’Unesco et le ministre de la Culture a ainsi été l’occasion de revenir sur la mise en œuvre des conclusions de la «Conférence internationale sur la conservation et la revitalisation de la Casbah d’Alger», organisée, pour rappel, en janvier dernier à Alger en conviant des experts étrangers venus de Palestine, d’Italie ou encore du Brésil.
Le ministre de la Culture, en rappelant les principales recommandations devant être mises en œuvre, en tête desquelles la création d’une «agence unique pluridisciplinaire» pour gérer le dossier de la Casbah, a proposé, mercredi passé, la mise en place d’un «mécanisme spécial» dans le cadre de la coordination entre l’Algérie et l’agence de l’ONU. La Directrice générale de l’Unesco  a exprimé, pour sa part, la disponibilité de l’agence à aider l’Algérie en explorant la possibilité de faire contribuer des pays qui ont géré le même type de projet. Abordant en outre, la situation du «Centre régional pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel africain», une structure, basée à Alger et dont la création avait été approuvée et signée en février 2014 à la suite de la 37e session de la Conférence générale de l’Unesco, Azzedine Mihoubi a sollicité l’aide de l’Unesco, notamment, en ce qui concerne le suivi des «plans de gestion des sites classés».
Il a, auparavant, exposé les différentes actions menées depuis par l’Algérie pour le démarrage du centre, en l’occurrence l’affectation d’un siège, l’octroi d’un budget de démarrage, le recrutement, le programme d’action pour 2018 et la tenue prochaine de la première session du conseil d’administration. Le Centre a, pour rappel, la mission de promotion et de sauvegarde du patrimoine vivant africain en mettant en œuvre la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.
Par ailleurs, le ministre de la Culture a, également, abordé la question des projets algériens de classification d’éléments culturels sur la liste du patrimoine mondial et, tout particulièrement, du couscous, patrimoine revendiqué par plusieurs pays, en persistant sur le fait que l’initiative algérienne visait à réunir les pays du Maghreb qui se sont accordés pour proposer le couscous à l’inscription par l’Unesco comme le «produit de savoir et de savoir-faire millénaires et la source de valeurs et de pratiques en faveur du vivre-ensemble dans la paix».