L’état des relations et les moyens de les renforcer davantage étaient au cœur de l’entretien qu’a eu le Premier ministre Noureddine Bedoui avec son homologue japonais, Shinzo Abe, en marge de la cérémonie de clôture de la 7e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD7) qui s’est tenue à Yokohama du 29 au 30 août dernier.
Lors de cette rencontre, M. Bedoui a notamment mis l’accent sur l’impératif «d’accélérer l’installation d’une commission économique entre les deux pays».
Par ailleurs, le Premier ministre, en sa qualité de représentant du chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, a souligné à son vis-à-vis que «l’avenir des relations entre l’Algérie et le Japon sera prospère au vu du niveau actuel de la coopération», en exprimant «la forte volonté des deux parties à le hisser au plus haut niveau au service de l’intérêt des deux pays et de la nouvelle dynamique que connaît l’Algérie grâce à ses richesses et potentialités». Le Premier ministre a fait état de la «la grande volonté des deux pays à promouvoir le partenariat au plus haut niveau, notamment dans les domaines économiques», soulignant l’existence «d’expériences bilatérales fructueuses». Il a mis l’accent, dans ce sens, sur l’impératif «d’accélérer l’installation d’une commission économique entre les deux pays». M. Bedoui a réitéré, à cette occasion, son soutien aux efforts visant le rétablissement de la stabilité dans son voisinage direct à travers l’adoption de solutions basées sur le dialogue.
Le Premier ministre s’est également entretenu avec le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, ainsi que le président de la commission de l’Union africaine (UA) Moussa Faki Mahamat et a également rencontré des membres du groupe parlementaire d’amitié Japon-Union africaine. Il y a lieu de savoir que la délégation algérienne, qui accompagnait le Premier ministre, a rencontré le groupe parlementaire où elle a présenté un exposé sur «la santé et l’alimentation», mettant en exergue les efforts de l’Algérie en matière de prise en charge de la santé du citoyen et du développement du système de santé. Et de souligner que l’Algérie «a consacré, dans sa Constitution, que la santé est un droit fondamental du citoyen algérien, ce qui a amené à la réalisation et au développement des structures et infrastructures dans ce secteur, voire le soutien constant aux ressources humaines et au développement du système de la santé».
Ceci dit la 7e TICAD a été une occasion pour l’Algérie et le Japon d’exprimer leur volonté de hisser la coopération économique au niveau des relations politiques. La conférence a par ailleurs permis d’élaborer une feuille de route pour les trois prochaines années, basée sur le renforcement de la coopération en matière de paix, de développement, d’innovation et de promotion de la ressource humaine. A retenir enfin que la conférence de la TICAD 7, organisée à l’initiative du gouvernement japonais conjointement avec l’ONU, le programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la Commission de l’Union africaine (CUA) et la Banque mondiale, se veut un espace international de concertation pour le développement du continent africain. La TICAD 7, à laquelle 4 500 participants ont pris part, intervient trois ans après celle tenue à Nairobi (Kenya), en 2016, qui avait marqué la première édition de la TICAD sur le sol africain dans le cadre d’une nouvelle formule d’alternance trisannuelle entre le Japon et l’Afrique. Le Japon avait abrité les cinq premières éditions 1993, 1998, 2003, 2008 et 2013.n