Près de 176 000 infractions pour défaut de contrôle technique périodique des véhicules ont été enregistrées en 2018, a indiqué, jeudi, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, M. Noureddine Bedoui, lors d’une séance plénière au Conseil de la nation.
Ce chiffre est « inquiétant, vu les risques que font courir ces véhicules sur les usagers de la route», a-t-il estimé, expliquant qu’au même titre que le permis de conduire, la carte grise, l’automobiliste est appelé à présenter le procès-verbal de contrôle technique lors de toute opération de contrôle effectuée par les services de sécurité. «Les PV établis contre les contrevenants ont été transférés directement aux instances compétentes», a-t-il ajouté, avant de rappeler que la loi stipule que toute personne qui ne soumet pas son véhicule au contrôle technique périodique obligatoire est passible d’une peine d’emprisonnement
de deux à six mois, assortie d’une amende de 20 000 à
50 000 DA ou l’une des deux sanctions.
Les services concernés au niveau de la tutelle «poursuivent leurs efforts pour moderniser l’opération de contrôle technique afin de faciliter la mission des agents de l’ordre en leur permettant de mieux maîtriser cette opération», a souligné le ministre.
D’où «la mise en vigueur du certificat électronique d’immatriculation des véhicules. Toutes les informations relatives au contrôle technique seront introduites dans la puce électronique de ce nouveau document», a-t-il précisé.
Concernant la sécurité routière, M. Bedoui s’est montré moins inquiet, relevant que sur ce registre «la tendance est à la baisse, en termes de nombre d’accidents et de victimes, en dépit de la hausse du parc national des véhicules à près de 9 200 000 véhicules».
L’année 2018 a même enregistré «le meilleur bilan en termes de sécurité routière depuis les années 1990, s’est-il réjoui, notant que «sur les quatre dernières années, les accidents corporels ont connu une baisse de 34,68%, le nombre de décès a reculé de 28,20% alors que celui des blessés a régressé de 41,83%».
Le ministre attribue ces résultats à la révision de la stratégie nationale de sécurité routière opérée par les pouvoirs publics. «Ils seront améliorés à l’avenir avec la création de la délégation nationale de la sécurité routière, qui sera chargée de la mise en œuvre opérationnelle de la politique nationale de la
sécurité routière et l’entrée en vigueur du système de permis de conduire à points», a-t-il assuré. Concernant l’opération d’élaboration du permis de conduire biométrique électronique, elle «se poursuit à une cadence accélérée», a affirmé M. Bedoui.