Les douanes algériennes ont saisi plus de 350 000 articles contrefaits en 2020.
80% de cette marchandise concerne les cosmétiques, a déclaré Nawel Necib, chef
de bureau chargée de l’encadrement de la lutte contre la contrefaçon.

Par Salim Benour
Cette responsable s’est exprimée en marge d’une journée d’étude consacrée au thème de la «Contrefaçon ou le contre-pouvoir des marques». Elle a précisé que la majorité de ces produits contrefais proviennent de Chine, des Émirats arabes unis et d’Europe via des filières asiatiques notamment.
En dehors des cosmétiques, ce sont les accessoires de téléphones mobiles, les articles de sports, les produits textiles, les pièces de rechange, ainsi que les appareils électriques et de chauffage contrefaits qui dominent le marché. Pour endiguer le phénomène de contrefaçon, Nawel Necib a annoncé un projet de loi en cours de préparation afin de protéger les consommateurs. «Cette nouvelle loi s’impose, car la réglementation en vigueur protège beaucoup plus les propriétaires de marques que le consommateur», a-t-elle fait remarquer, ajoutant que pas moins de 450 marques ont été protégées par les douanes à la demande de leurs propriétaires. En matière de lutte contre la contrefaçon et dd répression des fraudes, les services du ministère du Commerce ont effectué en 2020, plus de 1,6 million interventions, constaté 131 000 infractions, établi 9 000 procès et ont été à l’origine de 12 décisions de poursuite juridique. Selon Tarek Seloum, cadre du ministère, «le phénomène du piratage et de la contrefaçon des produits est devenu, ces derniers temps, une menace pour l’économie, ce qui nécessite des efforts concertés pour la combattre. Les droits de propriété intellectuelle sont inscrits dans la constitution algérienne à l’article 43 (paragraphe 3 et 4) et l’article 44 (paragraphe 2), a-t-il rappelé. Le volume du commerce mondial des produits contrefaits, représente 509 milliards de dollars annuellement, dont plus de 80% de ces produits sont liés aux pièces de rechange et aux appareils électroniques, a signalé M. Seloum
Yazid Nabila, chef de département réglementation, coordination et système d’information de l’office national de métrologie Légale (ONML), a avancé de son côté, que près de 4% d’instruments de mesure importés en 2020, destinés aux commerçants, ne répondent pas aux normes.