Par Feriel Nourine
L’année 2021 a vu Sonatrach conclure de nouveaux contrats et renouveler ceux en voie d’expiration avec ses partenaires traditionnels.
En ce sens, la compagnie nationale d’hydrocarbures a signé « trois contrats de partenariat » avec le turc Rönesans Holding (Renaissance) en octobre dernier, rappelle-t-elle dans un communiqué publié sur sa page Facebook hier. Sonatrach rappelle que ce contrat est d’un montant de 1,7 milliard de dollars, dont 34% apportés par la partie algérienne, et porte sur la production de polypropène dans la ville turque de Ceyhan.
Lors de l’annonce de ces contrats, le groupe énergétique national avait donné quelques détails sur leur contenu. Soulignant que la signature des documents avait eu lieu en Turquie, en présence du Président Recep Tayyip Erdogan, Sonatrach avait indiqué que le premier contrat a trait à la réalisation du projet EPCC (ingénierie, équipement, construction, mise en service) dans toutes ses étapes, le second concerne les travaux de maintenance périodiques des matériels et équipements, alors que le troisième se rapporte aux services de vente et de commercialisation des produits pétrochimiques issus dudit complexe.
Par ailleurs, Sonatrach indique avoir signé un nouveau contrat avec son partenaire italien ENI, en décembre 2022. Lequel contrat porte sur l’exploration et la production dans la zone du bassin de Berkine. Ce contrat met en branle le dispositif institutionnel introduit par la nouvelle loi sur les hydrocarbures. Laquelle ouvre la voie à Sonatrach à, entre autres, des opérations de partenariat avec des firmes étrangères dans le domaine de l’exploration-production. D’un montant d’investissement de 1,4 milliard de dollars, le contrat avec ENI concerne le partage de production dans les hydrocarbures entre le groupe énergétique national et son partenaire historique. Une première du genre pour Sonatrach, devenue donc possible par la nouvelle loi sur les hydrocarbures et son cadre institutionnel.
Ainsi, le partage de la production entre les deux partenaires, signataires du contrat, concerne une superficie totale de 7 880 km2 dans la partie Sud du bassin de Berkine où Sonatrach et ENI opèrent depuis 2013, avait fait savoir Sonatrach lors de l’annonce de cette opération de partenariat. Durant la même année 2021, Sonatrach a également signé plusieurs contrats de partenariat et des protocoles d’accord avec des multinationales, ajoute la même source, citant Occidental et Total dans le bassin de Berkine, Shell dans le domaine du marketing et de l’environnement, et Equinor et Sinopec dans l’exploration et la production.
Pour rappel, le communiqué de Sonatrach relatif aux contrats signés durant l’exercice 2021 est le second publié par la compagnie en l’espace de deux jours. Lundi, un premier texte du genre avait trouvé place sur la même page Facebook, rendant compte des réalisations du groupe pour la même année. Il a été ainsi indiqué que la production de Sonatrach a augmenté de 5% par rapport à 2020, après avoir atteint 185,2 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) l’année dernière, contre 175,9 millions de TEP l’année d’avant. Concernant l’activité raffinage, les unités de Sonatrach se sont inscrites dans la stabilité, totalisant 27,9 millions de TEP en 2021, contre 27,8 millions en 2020, a précisé le communiqué.
Quant à la production algérienne de gaz naturel liquéfié (GNL), l’année de référence a vu la compagnie nationale d’hydrocarbures réaliser une « avancée remarquable » de 14%, portant sa production à 26,3 millions de m3, contre 23,1 millions de m3 l’année d’avant, a poursuivi la même source, soulignant, en outre, que le groupe pétrolier a couvert les besoins du marché national, estimés à 64 millions de TEP en 2021, soit une augmentation de 9% par rapport à 2020.
Côté exportations, le bilan des réalisations de Sonatrach fait état d’une augmentation significative de 18% entre 2020 et 2021, ce qui a permis d’accroître les quantités exportées de 80,7 millions de TEP fin 2020 à 95 millions en 2021. Quant aux importations des dérivés pétroliers, Sonatrach les a chiffrées à 255 000 TEP en 2021, contre 859 000 TEP en 2020, soit une régression de 70%. n