Le contrat pour le déploiement de 1 million d’accès Fttx, signé entre Algérie Télécom et le géant chinois des télécommunications Huawei, a fait couler beaucoup d’encre. Ainsi, des responsables d’Algérie Télécom ont tenu à rejeter toutes les accusations et clarifier la situation.
Lors de l’émission Mina Al Hayat diffusée sur la chaîne Elhayat TV, trois responsables du groupe Algérie Télécom ont tenu à exposer les détails de plusieurs projets et contrats signés avec les équipementiers étrangers, dont Huawei et ZTE.
Concernant les accès Fttx et Ftth, Sid Ahmed Zaidi, conseiller au sein du GAT, a d’abord parlé du projet du Data Center d’Algérie Télécom, précisant qu’«aucun contrat n’a été signé à ce jour avec aucune entreprise étrangère». Il dira, en outre, que le projet est toujours en cours d’étude. Revenant sur le sujet du lancement du projet FTTX et FTTH portant sur 1 million d’accès téléphoniques, les trois responsables ont tenu à clarifier la situation en disant que «Algérie Télécom a tiré bénéfice de ce contrat». Ils préciseront que la sélection des sociétés n’était pas arbitraire, et qu’il était rationnel de compléter la technologie actuelle, déjà fournie par ces fournisseurs chinois traditionnels, par celles plus récentes de ces équipementiers.
Plus explicite, Houcine Allahoum, de la division Réseaux internet au sein d’AT, a rappelé qu’avant 2016, environ 99% du réseau a été mis en place par les deux équipementiers chinois, à savoir Huawei et ZET. Donc, explique-t-il, la signature du contrat avec Huawei était justifiée au vu de plusieurs points. Il s’agit entre autres de la maîtrise de la main-d’œuvre algérienne des technologies de ces équipementiers, l’optimisation des coûts et des dépenses (éviter d’acquérir de nouveaux équipements en devises).
Prenant la parole, le chef de département information et communication d’AT, Abderraouf Hamouche, a rappelé les avantages de ce contrat en disant que plus de 2 000 Algériens, issus de plus de 400 PME sous-traitantes dans ce projet, ont bénéficié des formations du géant chinois des télécommunications Huawei, ce qui permet à l’Algérie de maîtriser cette technologie.
Les responsables d’AT ont réfuté également le montant de 37 milliards de dinars (coût du projet) avancé par certains médias en disant que «les quelque 600 000 lignes téléphoniques ont coûté moins de 9 milliards de dinars». Ils expliqueront aussi que le retard enregistré dans la réalisation de 1 million de lignes est dû essentiellement à la nature des terrains, et la bureaucratie au sein des APC et autres institutions.<