Le parti de Talaie El Hourriyet, dont une délégation conduite par Abdelkader Saâdi, président du parti par intérim, a été reçue mercredi dernier par le Président de la République Abdelmadjid Tebboune dans le cadre des consultations politiques, a rendu public les points abordés à cette occasion.
La formation, dirigée jusqu’à la dernière élection présidentielle par l’ancien chef de gouvernement Ali Benflis, a ainsi fait part de son insistance pour « des mesures d’apaisement notamment par l’élargissement des détenus du Hirak, la cessation des procédures d’obstruction à l’exercice normal des libertés». Le parti réclame, dans le même registre,
« l’ouverture du champ médiatique public, service public censé être accessible à tous les citoyens, et la levée des entraves bureaucratiques à l’activité partisane ». La même formation politique a indiqué avoir insisté particulièrement sur
« l’organisation d’élections législatives anticipées devant aboutir à la formation d’une Assemblée dotée de la légitimité populaire lui permettant de garantir la totale crédibilité de la révision constitutionnelle ».
Il s’agit pour ce parti, qui traverse une période charnière dans sa jeune expérience après le retrait de son ancien leader président, de parvenir à une « re-légitimation de l’ensemble des institutions de la République à travers des élections régulières et transparentes ». Le parti dit avoir mis en évidence la nécessité d’une « révision des lois relatives aux partis politiques, au régime électoral et à l’Autorité nationale indépendante électorale ».
Talaie El Hourriyet a plaidé, par la même occasion, à ce que soit tranchée « définitivement la question du système de gouvernance », proposant « un régime semi-présidentiel dans lequel les deux pouvoirs présidentiel et parlementaire partagent les charges et les prérogatives, en sus d’un gouvernement issu de la majorité parlementaire ». Le parti a exprimé, s’agissant du projet d’amendement de la loi fondamentale, ses faveurs pour « l’indépendance de la justice, pour un changement profond et radical dans le statut des magistrats et pour que le Conseil constitutionnel soit transformé en Cour constitutionnelle». Dans le volet économique, Talai El Hourriyet plaide la mise « en œuvre de réformes économiques visant à dissocier l’acte politique de l’acte économique et à ouvrir des chantiers économiques pour la création de richesses et d’emplois ».