Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Hattab, a annoncé, samedi dernier à Sidi Bel Abbès, qu’il ne cautionnerait pas la construction des centres de formation au niveau national par la Fédération algérienne de football (FAF).

Seulement, il faut d’emblée, se demander pourquoi attendre que les membres de la FAF ait approuvé à l’unanimité le projet de construction de 4 centres de formation à travers le territoire national, pour la somme de 140 milliards de centimes par centre, pour montrer sa désapprobation.
Ceci dit, le ministre a rappelé, lors de sa visite d’inspection des structures relevant de son secteur à Sidi Bel Abbès, que le programme du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, repose sur la création de centres de formation au niveau national outre des centres de prospection des talents, soulignant que la plupart des projets ont été réalisés, hormis deux.
Il a ajouté, à ce propos, qu’«il est temps de rationaliser la dépense de l’argent public et d’exploiter ces centres en collaboration avec les responsables des différentes fédérations de sports collectifs et individuels».
Le ministre a précisé que «dans le cadre du programme du Président, l’État a mené une enquête sur les régions en fonction du climat, du terrain et des pôles de développement des spécialités sportives, avant de construire plusieurs installations sportives pour garantir le développement de toutes les spécialités que ce soit le judo, la boxe, le basket-ball, le cross-country ou le football».
Il a fait savoir également que son institution a demandé à toutes les fédérations d’exploiter les installations sportives déjà construites, ce qui n’est pas le cas actuellement.
«On a contacté le responsable de la FAF, lui demandant de venir à Sidi Bel Abbès pour inspecter le grand centre sportif tout en indiquant qu’on est prêt à le mettre à la disposition de la Fédération pour former les joueurs.». Plus précis à ce sujet le ministre dira : «On demande au responsable de la FAF d’exploiter le centre de Sidi Bel Abbès au lieu de dépenser des milliards pour la construction d’un nouveau centre dans un souci de rationalisation des dépenses. La Fédération de football peut allouer 5 à 10% du budget prévu pour la construction du centre de formation pour améliorer les services et garantir des installations de haut niveau.»
M. Hattab a appelé les fédérations sportives et les clubs sportifs à rationaliser les dépenses.
Pour le ministre, le choix du président de la FAF de construire un centre à Tlemcen, suivi de trois autres centres, est inutile, car ce serait une «perte» de fonds. Il aurait été plus intéressant de dépenser cet argent dans le développement du football, a-t-il ajouté.
D’autre part, le ministre a insisté sur l’exploitation optimale des centres de formation et de sélection des jeunes talents en les dotant de moyens d’accueil et de repos pour mieux abriter les différents stages des sélections nationales.
Mohamed Hattab a déclaré qu’il existe des centres nationaux disposant de toutes les conditions adéquates pour l’accueil des équipes nationales. Ces structures nécessitent une exploitation rationnelle et l’amélioration de leur équipement pour leur permettre d’abriter des stages nationaux de différentes disciplines et épargner ainsi des dépenses en devises (stages à l’étranger).