En prévision du premier vol à partir de l’aéroport Mohamed-Boudiaf, et ceux qui suivront, la wilaya a décidé de mettre la grande salle Ahmed-Bey (ex-Zénith) à la disposition des futurs hadjis et de leurs familles, et ce à l’effet d’éviter le phénomène de cohue à l’aéroport.

Pour pallier tous ces désagréments, les organisateurs des vols pour Djeddah ou Médine ont décidé de réserver un passage spécial pour les hadjis, leur assurant le transport direct depuis la salle Ahmed Bey jusqu’à l’aérogare. Des directives ont été données à la gendarmerie et à la police pour respecter à la lettre les consignes de sécurité. Le Directeur de la réglementation et des affaires générales (DRAG) de Constantine nous parlera de plusieurs options pour qu’il n’y ait aucun retard enregistré durant les différentes formalités au niveau de l’aéroport, et c’est pour cela que les passagers pour l’Arabie Saoudite devront être plusieurs heures à l’avance à l’aéroport pour pouvoir, et dans les délais impartis, subir le contrôle des passeports, les consultations médicales, les fouilles sommaires, ainsi que le contrôle des bagages. La DRAG s’est employé à «chouchouter» les pèlerins inscrits sur les listes de l’Office national du hadj, au nombre de 244, plus les 23 de la liste supplémentaire issus du quota des 1 000 passeports octroyés généreusement par le président de la République. « Dans l’ensemble, à part quelques cas, toutes les formalités ont été accomplies comme il faut. Il faut espérer que pour les prochains vols, on puisse assister à cette organisation de part et d’autres, et pas seulement quand les autorités de la wilaya sont là», nous dira un douanier, visiblement enchanté du bon déroulement du vol inaugural pour le hadj à partir de l’aéroport Mohamed-Boudiaf».
Nous apprendrons sur place que le restant des pèlerins, « inscrits auprès des agences de voyages agréées, seront traités de la même manière, même si « on enregistre quelques cas de retard qui seront réglés au niveau du regroupement de la salle Ahmed-Bey, où les services des banques, Air Algérie, Saudi Airlines et la DRAG, seront sur place pour parer à tout événement fâcheux » puisque les dernières retouches aux préparatifs du vol de vendredi ont été la répétition à ceux qui vont suivre. Le wali a d’ailleurs souligné la nécessité, mardi dernier, de l’obligation aux pèlerins qui ont accompli plus d’un hadj auparavant, de se présenter auprès des banques pour payer l’impôt de 6 200 DA exigé par l’Arabie Saoudite.
Les douanes, cheville ouvrière des vols spéciaux, ont rappelé que pour passer leurs services, les médicaments psychiatriques en grand nombre sont interdits, sauf autorisation spéciale, ainsi que plusieurs instruments, jugés dangereux depuis les nouvelles instructions de l’IATA. Concernant le pécule, toute somme d’argent dépassant 1 000 euros doit faire l’objet de déclaration par son propriétaire, en plus du pécule réglementaire et 10 000 DA autorisés par la loi des changes en ce qui concerne les voyageurs pour les lieux saints de l’Islam.