Notre confrère de la télévision Ennahar a été victime d’une lâche agression hier en fin de matinée. Il s’apprêtait, comme d’habitude, à rejoindre les sites choisis la veille pour mémoriser les évènements avec sa caméra, quand il a été soudainement agressé par des inconnus. «Ils étaient quatre ou cinq, Chemseddine ne s’en souvient même pas. Les individus étaient cagoulés et armés de gourdins, de couteaux et d’épées, et l’ont aussitôt roué de coups», nous dira un de ses collègues. Heureusement que la victime a eu la présence d’esprit de tout abandonner pour s’enfuir, sinon les conséquences de cette agression auraient été plus graves. Sa caméra, son PC portable et son cellulaire lui ont été dérobés. Blessé légèrement, Tamene s’en sortira avec de légères contusions et une grosse frayeur. Etant agressé aux environs immédiats de son domicile, à la cité El Bir, et vu que les agresseurs portaient des cagoules, tout laisse croire que les voyous connaissaient leur victime, sinon ils n’auraient pas caché leur visage, nous dira un officier de police. Cela fait penser que l’attaque n’a aucun lien avec la profession de notre ami Tamene. Ce n’est pas la première fois que des journalistes constantinois enregistrent quelques ennuis depuis l’entame du Hirak. Des photographes ont déjà été chahutés les vendredis, insultés et traités de «chiyatine».
Rien de bien grave, c’est à mettre sur les risques du métier. Deux autres journalistes, de Atlas Times News et El Watan, ont été arrêtés lors de la marche des étudiants, il y a deux semaines. Arrêtés «par erreur», ils ont été relâchés quelques minutes plus tard.
Toujours lors des marches, les trois activistes arrêtés, il y a deux semaines, ont été relâchés lundi en fin de journée après avoir été mis sons mandat de dépôt suite.
Le tribunal de Ziadia a abrité leur audition par le procureur qui avait décidé de les mettre sous mandat de dépôt pour «attroupement illicite», entre autres. Les ennuis judiciaires de Mohamed Bekkouche, Mohamed Tahar Boutèche et Hacène Ramdani ne sont pas finis pour autant puisqu’ils sont en liberté provisoire en attendant leur procès. n