Le groupement de wilaya de la Gendarmerie nationale de Constantine a enregistré, durant l’année 2018, plus de 5 634 affaires traitées. Une augmentation de 3,6 %, si l’on compare les chiffres de 2017.

Dans un bilan présenté au cours d’une conférence de presse, au siège du groupement de la Gendarmerie à Mansourah, les services concernés ont mis hors d’état de nuire des bandes de trafiquants de drogue lors 59 affaires traitées, ayant abouti à l’arrestation de 95 personnes et à la saisie d’une importante quantité, où il y a quand même 46 g de cocaïne. Le crime organisé donnera un chiffre de 85 affaires dans la falsification de documents officiels, d’immigration clandestine, de contrebande d’armes et de véhicules et, bien sûr, de trafic de drogue. Reda Oukali, lieutenant-colonel, reste quand même convaincu, selon les chiffres avancés, que « cette espèce de crimes a connu une baisse appréciable de 63 % pour l’année 2018. Il y a eu démantèlement de 126 réseaux activant dans plusieurs affaires et celles estimées les plus importantes relèvent de contrefaçon de billets de banque, de falsification de documents officiels, de trafic d’héroïne, d’association de malfaiteurs, de possession et/ou de fabrication d’armes sans autorisation, saurons-nous lors de la conférence bilan de la Gendarmerie nationale. Pour les cas d’attaques sur les usagers de la route, M. Oukali a certifié que cette manifestation a connu une baisse de 7% en 2018, avec 40 vols sur les routes, qui ont débouché sur
14 affaires et 16 personnes arrêtées. Le seul registre où la gendarmerie locale a enregistré une augmentation du taux de crimes est celui relatif aux agressions de 6%, par rapport à 2017. Les faits se sont déroulés en majorité sur le bitume de l’autoroute Est-Ouest, ensuite les routes de wilayas et enfin la forêt de Djebel Ouahch, « le site » préféré des voyous eu égard à l’isolation qui caractérise les lieux. La circulation routière n’a pas été en reste, puisque les services de la gendarmerie territorialement compétents ont relevé 153 accidents. Une baisse due aux nombreuses opérations de sensibilisation », nous dira le lieutenant-colonel, tout en regrettant le nombre de décès en hausse de 35 %. « La majorité des accidents de la route sont dus à des erreurs humaines, notamment relatifs aux excès de vitesse », notera le conférencier. Et de citer l’accident sur les routes de Beni H’midène où six personnes ont trouvé la mort. Il y a eu aussi d’autres chiffres communiqués par la Gendarmerie nationale, toujours concernant la sécurité routière et les infractions commises par les automobilistes, notamment les plus jeunes, qui ne se soucient pas du danger suite à un comportement irresponsable, « se croyant invincibles, confortés par leur jeunesse ».