A Constantine, les cambrioleurs et les spécialistes des vols par effraction semblent opter pour des stratégies plus violentes pour faire main basse sur les biens d’autrui.

Les « outils » de travail bien en mains, percuteur de « vachette », cagoules et gants, trois individus se sont glissés la semaine passée dans une villa, située à Djebel Ouahch, pour agresser une jeune fille, seule, les membres de sa famille étant absents ce jour-là, et ce vers une heure du matin.

Les trois malfrats, après avoir ligoté et bâillonné leur victime, sont repartis avec un butin appréciable composé d’une quantité d’objets de valeur, de bijoux et appareils électroniques et électroménagers.

La saison chaude est aussi synonyme de recrudescence des vols d’appartements et de villas. Plusieurs familles de retour de vacances, sans doute bien méritées, ont eu la mauvaise surprise de découvrir qu’un véritable déménagement avait été opéré chez eux en leur absence. Et les voleurs, cette année, font une véritable razzia là où ils passent, puisque tout ce qui est mobile est systématiquement volé, jusqu’aux objets les plus insignifiants, comme des cadres de photos où des jouets d’enfants !

La palme des vols au chef-lieu de wilaya revient, comme d’habitude, aux quartiers « habitués » aux maraudages. Nous ne nommerons que Zouaghi, Boussouf, Sidi Mabrouk, la Bum, Daksi et Djebel Ouahch, bien sûr, sans oublier les « écoles » de la rapine que sont devenues les deux nouvelles villes, Massinissa et Ali-Mendjeli. Mais la surprise nous vient, cette fois, de la cité Loucif où le bâtiment Picasso a enregistré un vol d’appartement en plein jour. Une première dans ce quartier où les habitants ne fermaient pas souvent leurs portes.

Les policiers ne baissent pas les bras, de leur côté, et réussissent le plus souvent à confondre les brigands. « Le plus souvent, ce sont des jeunes du quartier même qui sont les coupables. Sinon, ils sont informateurs de gangs venus de l’extérieur du quartier. Mais avec les caméras de surveillance, les dénonciations et le précieux concours de la police scientifique, le taux d’arrestation des voleurs est devenu fort appréciable », nous dira Hamza, un jeune dynamique officier de la BRI. Il nous citera, à titre d’exemple, l’arrestation d’individus suspectés d’avoir commis au moins cinq cambriolages d’appartements à la nouvelle ville Ali-Mendjeli. Suspectés et filés par des policiers en civil, ils ont été arrêtés, mis hors d’état de nuire, alors qu’ils se disposaient à écouler une partie du butin amassé au cours de leurs larcins des dix derniers mois.