Avec 81 cas incontestables enregistrés du 1er au 4 novembre, il est primordial pour les Constantinois et les autorités de retenir l’application stricte des consignes de sécurité, tout simplement, comme seul moyen de s’opposer à la Covid-19. Les 81 cas cités plus haut représentent «62 % des cas enregistrés durant tout le mois d’octobre», chiffre donné par le directeur de la santé.
Avec ce retour au galop de l’épidémie, les autorités locales ont décidé de prendre les mesures obligatoires pour y faire face. Et c’est dans cette optique que le wali de Constantine, Saci Ahmed Abdelhafid, a organisé une rencontre sur la situation épidémiologique de la wilaya, soulignant que «le mois de novembre risque, sans conteste d’être le plus contagieux». Les chiffres avancés renvoient au bilan et avertissements avancés par les spécialistes, surtout ce qui relève de l’indiscipline de la totalité des habitants de la wilaya de Constantine. Les gestes barrières et autres respects des mesures de confinement sont chaque jour foulés au pied. Le relâchement est aussi là pour prouver l’augmentation des cas confirmés, surtout depuis que Constantine ne teste plus que ses riverains. Devant une telle situation, qui se détériore chaque jour, le wali voudrait impliquer les cliniques privées dans le «match» contre la Covid-19. Ces dernières devraient ouvrir des points de diagnostic et de dépistage, afin de soulager la pression sur les hôpitaux chargés de la prise en charge des malades. Il se montrera aussi menaçant à l’égard des citoyens en martelant que «si le délaissement se poursuit, nous allons revenir à des moyens désagréables pour imposer l’observation de la distanciation physique, le port du masque et toutes les mesures d’hygiène, surtout au niveau des lieux de grande affluence», comprenez les transports publics, les commerces fermés, les marchés, et les bureaux de Poste. Les chefs de daïra et les présidents d’APC seront instruits non seulement pour l’application stricte de la loi, mais aussi pour renforcer les opérations de désinfection de différents espaces dans les lieux publics, les mosquées, les écoles, tandis que des organismes seront sollicités pour la fabrication de masques et autres gels hydro alcooliques.
Les lieux de confinement seront renforcés par 400 lits dans les cités universitaires, le secteur de la jeunesse et des sports et des hôtels pour décharger la pression sur les structures sanitaires classiques. Côté réanimation, «on pense» à augmenter les tendances de réanimation des hôpitaux pour que le nombre de lits atteigne 400.
Sur un autre volet, mais toujours relatif à la pandémie qui affecte le monde entier, nous avons remarqué une notable satisfaction pour le «test» retour à la mosquée pour la prière du vendredi. Il faut souligner l’extrême collaboration des fidèles lors des prières en semaine, en se pliant aux mesures de sécurité imposées à l’entrée et à l’intérieur des lieux de culte. Pour les deux mosquées «défaillantes», elles ont été tout simplement fermées, selon le directeur de wilaya des affaires religieuses, Lakhdar Fanit, des foyers de propagation du virus y ont été découverts.
Le CHU de Constantine, quant à lui, qui peine à reprendre un afflux de malades, bien que pour le moment la sonnette d’alarme n’a pas été tirée, a eu la surprise de recevoir un don. Une cuve de 10 000 litres d’oxygène à usage médical qui vient à point nommé pour pallier l’insuffisance et la mauvaise gestion de l’oxygène au niveau de la structure. Une cuve qui va entretenir en oxygène la partie basse du CHU, pédiatrie, service dédié à la Covid-19, réanimation, Samu, chirurgie neurologique et chirurgie plastique.
La partie haute a été également destinatrice d’un autre don, du même bienfaiteur, une cuve de 6 000 litres au service de la médecine interne, et de 5 000 litres pour d’autres services.
En attendant, même si la police a tendance à montrer des dents depuis quelques jours, il n’en demeure pas moins que les cortèges nuptiaux, les rencontres pour n’importe quelle occasion, les cafés, restaurants et les enterrements continuent de sévir, au grand dam des professionnels de la santé, épuisés après sept mois de «garde» continue. <