L’université de Constantine a renoué avec les congrès internationaux scientifiques. Cette fois, et pendant trois jours, le troisième Congrès international de la Société africaine de physiologie et de physiopathologie a été l’invité de la ville de Constantine.

En effet, les 9, 10, et 11 avril, le bloc pédagogique Tidjani-Haddam de l’université Constantine Mentouri a accueilli la manifestation africaine avec la participation de scientifiques et universitaires venant des différents endroits du pays et, bien sûr, de nombreux pays africains et de France. Pour cela, six thèmes ont été retenus dans ce troisième congrès et sont orientés, notamment, sur « L’effort et physique, la spécificité de la fonction cardiovasculaire de l’Africain, le sommeil, la fonction respiratoire et l’environnement, l’obésité et les maladies métaboliques et enfin la nutrition en Afrique : aspects physiologique et physiopathologique». Tous ces thèmes ont été abordés et discutés par des scientifiques pendant plusieurs conférences données en plénière par des invités venant de pays africains et de France. Sept conférences seront proposées et animées par des conférenciers algériens, 57 communications orales et enfin 120 communications seront affichées par les nombreux invités audit congrès. La participation africaine, sera, quant à elle, issue d’universités et d’écoles du Bénin, du Burkina Faso, du Togo et de l’université d’Abidjan, Côte-d’Ivoire, sans oublier la Tunisie. On notera quand même les absences de l’Afrique du Sud, de l’Egypte et du Maroc, des pays dont les universités et ses spécialistes auraient pu donner un meilleur allant à ces journées africaines. La participation européenne, sûrement pour la forme, n’a été que française et s’est limitée à l’université Descartes de Paris. Il y a eu des travaux au niveau de six ateliers dédiés au thème de la nutrition dans le continent noir. Ce congrès aura eu le mérite de faire prendre langue entre des enseignants et des chercheurs des pays participants afin de procéder à des échanges scientifiques générateurs d’idées propres à la nutrition en Afrique, problème numéro un quand on sait la famine et la soif qui caractérisent plusieurs régions du continent. La fin des travaux sera l’occasion de recommandations qui serviront d’assises au sein des institutions universitaires et scientifiques des pays touchés, africains, bien sûr.