Selon Mohamed Alioui, secrétaire général de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA), le Conseil national interprofessionnel de la filière pomme de terre se réunira ce mercredi.

L’étude de la situation concernant le marché de la pomme de terre, y compris au niveau des prix, est à l’ordre du jour, a indiqué hier Alioui. Une déclaration faite à la presse à l’occasion de l’ouverture de la 1er Foire des agrumes de la wilaya d’Alger, inaugurée à Sidi Moussa en présence du wali d’Alger, Abdelkader Zoukh.
Alioui n’a pas donné d’autres précisions sur la réunion, mais cette dernière intervient dans un contexte de hausse des prix qui a déjà été observée dès décembre dernier et qui se poursuit toujours.
Ainsi, le prix de la pomme de terre était situé, en décembre 2016, entre 44 DA/kg dans la région de Blida et 57 DA à Ouargla et à Béchar (différence de l’ordre de 13 DA), selon les données fournies le 18 janvier dernier par le ministère du Commerce.
Mais le citoyen algérien, qui consomme chaque année près de 110 kilogrammes de ce tubercule, voit d’un mauvais œil cette augmentation, qui avait même atteint 100 DA il y a quelques années, notamment avant les élections de 2014. Ne voilà-t-il pas qu’il y a à nouveau des élections prévues au début du prochain trimestre… En plus du dossier de la pomme de terre, Alioui est aussi revenu sur l’interdiction de l’importation de toutes sortes d’agrumes. En effet, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville et ministre du Commerce par intérim, Abdelmadjid Tebboune, a donné dimanche dernier à Alger des instructions pour l’interdiction de l’importation de toutes sortes d’agrumes durant la période de récolte. «C’est une mesure de protection », a souligné Alioui. Il a rappelé que Tebboune a mis l’accent sur la nécessité de réduire la facture des importations au vu de la disponibilité de produits locaux de même qualité, insistant sur l’impératif respect des normes concernant les produits importés. La rencontre d’hier intervient suite aux instructions données par le ministère du Commerce.

L’interdiction d’importation des agrumes bien reçue
Une vingtaine de producteurs ont participé à cette foire et certains d’entre eux ont souligné qu’ils ont apprécié cette initiative. « Cette mesure permettra aux producteurs locaux d’écouler leurs récoltes», a indiqué Mohamed El Ouali, producteur issu de la commune de Birtouta. D’autres producteurs venant des APC de Sidi Moussa, des Eucalyptus et de Dar El Beïda, ont aussi indiqué que ces mesures sont susceptibles « de constituer une opportunité supplémentaire » pour écouler leurs produits sur le marché national. Ils ajoutent néanmoins qu’ils ne sont pas certains que la production locale satisfera toute la demande exprimée.
Le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, a souligné que « cette rencontre vise à encourager les agriculteurs à continuer de cultiver cette variété afin de parvenir à satisfaire la demande nationale et à exporter le surplus ». Cette année, les services agricoles de la wilaya prévoient une production de 890 000 quintaux d’agrumes, ce qui propulse Alger au rang de 7e wilaya dans ce secteur.