Nous entamons la deuxième quinzaine de ce mois de piété et les pénuries sont légion et les prix de fruits et légumes brûlent toujours les poches des consommateurs en l’absence totale des contrôleurs et inspecteurs. En effet, dans de nombreuses localités de la wilaya, le citoyen lambda est à la recherche d’un sachet de lait dont la consommation augmente. Depuis le début du mois de Ramadhan, les citoyens se plaignent d’un dysfonctionnement en matière d’approvisionnement de ce produit absent chez le commerçant du coin, surtout dans la ville balnéaire El Kala. Il est à l’origine de diverses tensions. Pour avoir deux sachets de lait et un de petit lait, il faut jouer du coude et se réveiller de bonne heure. Les commerçants à El Kala, Ben Mhidi, Bouhadjar, Aïn El Kerma, Zitouna, Aïn El Assel… pratiquent, eux, la vente concomitante en toute impunité. Les citoyens tentent toutes les astuces pour l’acquisition de ce produit très demandé et certains font de longs déplacements jusqu’à Annaba pour s’approvisionner en grande quantité qu’ils conservent dans leur frigo. Les crémiers incriminent les distributeurs qui font de la restriction et les distributeurs accusent les usines qui ne disposent pas de quantités suffisantes pour satisfaire la demande des consommateurs. Les uns et les autres s’en lavent les mains pour incriminer à leur tour la stratégie de gestion de ce produit mise en place par les pouvoirs publics, mettant souvent les bâtons dans les roues et envenimant le quotidien du citoyen qui ne sait où donner de la tête.
M. B.