La mesure de réduire sensiblement les prix du couscous et des pâtes alimentaires, toutes variétés confondues, sur les étals du commerce au détail est rendue effective depuis hier, du moins chez les commerçants soucieux du pouvoir d’achat de leur clientèle.

Par Bouzid Chalabi
Il convient de savoir que cette revue à la baisse considérable, atteignant parfois 50%, des prix de ces denrées alimentaires de très large consommation, a été rendue possible après que l’Office algérien Interprofessionnel des céréales (OAIC) a reçu instruction du Premier ministère de vendre le blé dur aux producteurs de pâtes à un prix subventionné. C’est ce que rapporte un communiqué du ministère de l’Agriculture et du Développement rural dans un communiqué publié sur sa page facebook, hier dimanche 12 février 2022. Toujours selon cette même source, le ministère de l’Agriculture, après avoir pris en charge le dossier de la vente du blé dur, dans un contexte mondial caractérisé par une augmentation sans précédent des prix des blés, et avec l’accord du Premier ministère, a autorisé l’OAIC à vendre le blé dur aux fabricants de pâtes à un prix subventionné. On lit par ailleurs que cette décision fait suite à une réunion conjointe avec le ministère du Commerce et de la Promotion des exportations et les opérateurs transformateurs qui, selon le communiqué, ont respecté leur engagement de faire baisser les prix sur les produits suscités. Il est également mentionné que le ministère de l’Agriculture a qualifié cette baisse des prix des produits alimentaires de large consommation de «bonne nouvelle» pour les consommateurs et les chefs de famille. Cela dit, cette mesure de faire baisser les prix du couscous et des pâtes alimentaires n’est pas entièrement généralisée. C’est du moins le constat de Reporters lors de son passage dans différents points de vente de la capitale. En effet, les prix proposés dans ces espaces de vente au détail n’ont visiblement pas changé. L’argument invoqué par les commerçants, que nous avons pu interpeller sur la non-application des nouveaux prix peut être admis comme légitime. Ils considèrent qu’ils ne peuvent pratiquer les nouveaux prix sur le couscous et les pâtes achetés auprès des grossistes sur la base des anciens prix à moins d’accepter des pertes financières. Nous avouant également qu’une fois leur rayonnage presque vide, ils iront s’approvisionner chez leur fournisseur habituel qui se seront mis au diapason avec la nouvelle tarification et ainsi opérer un nouvel affichage à la baisse desdites denrées. En tous les cas, la généralisation des nouveaux tarifs ne saurait tarder, c’est une affaire de trois ou quatre jours compte tenu que les commerçants disposant encore de quantités invendues devront s’aligner sur les nouveaux afin de préserver leur clientèle. On en saura un peu plus d’ici la fin de la semaine. Disons enfin que cette revue à la baisse des prix sur les deux denrées est de bon augure pour tous les ménages. <