Les efforts de l’Algérie pour relancer la croissance économique et l’affranchir de la dépendance des hydrocarbures semblent porter leurs fruits auprès du Fonds monétaire international (FMI). Le Conseil d’administration de l’Institution de Bretton Woods a, en tous les cas, salué cette démarche initiée par les autorités du pays, selon un communiqué du ministère des Finances, faisant référence à une réunion de ce Conseil, tenue le 19 novembre dernier, et qui a vu le FMI «saluer les réformes envisagées par l’Algérie, visant à renforcer les attributions de la Banque d’Algérie».
Le Fonds a également «félicité les autorités algériennes pour leur stratégie de relance de la croissance et de réduction de la dépendance de l’économie vis-à-vis des hydrocarbures», ajoute le département de Aïmène Benabderrahmane, quelques jours après que ce dernier, en sa qualité de Premier ministre, a émis des réserves sur les rapports négatifs des institutions financières internationale sur l’Algérie.
Mais pour ce rapport du FMI, le Premier ministre devrait sans doute se réjouir, d’autant qu’il salue également «le nouveau plan d’action du Gouvernement, tout en partageant les priorités de réforme identifiées pour aider à la transition de l’Algérie vers un modèle de croissance plus inclusif et durable». Le document a été élaboré après examen par le même conseil d’administration, lors de sa réunion tenue le 19 novembre dernier, du rapport de la mission de consultation conduite sur l’Algérie au titre de l’Article IV des Statuts du Fonds, qui s’est déroulée virtuellement du 14 septembre au 03 octobre 2021, fait savoir encore la même source.
Le Conseil du FMI a noté, également, qu’«en dépit de ce contexte de pandémie, une reprise progressive est en cours en Algérie, même si quelques vulnérabilités persistent encore en raison des répercussions de la Covid-19 et de la prépondérance des hydrocarbures dans la structure de l’économie algérienne».
Tout en précisant qu’un «mix de politiques calibrées permettrait de soutenir la stabilité macroéconomique et promouvoir une croissance durable, résiliente et inclusive», le Conseil du FMI a mis l’accent notamment sur la nécessité de poursuivre les efforts de la consolidation budgétaire en adaptant son rythme et sa composition à l’évolution de la pandémie et aux conditions économiques nationales, afin de protéger les populations les plus vulnérables.
Saluant également les efforts récents des autorités algériennes pour moderniser la gestion budgétaire et améliorer l’efficacité du secteur public, les administrateurs du FMI ont encouragé le Gouvernement à diversifier davantage les sources de financement du budget, a ajouté le communiqué. Sur un autre plan, le Conseil d’administration du FMI a souligné qu’«une politique monétaire bien calibrée, associée à une plus grande flexibilité du taux de change, pourrait aussi soutenir les efforts de stabilisation».
Le Conseil du FMI a recommandé, en outre, «une intensification des efforts de mise en œuvre des recommandations du Programme d’évaluation du secteur financier (FSAP)», indique encore le ministère des Finances.