Le Front des forces socialistes (FFS)  tient toujours à son projet politique de construire un consensus politique national, susceptible de donner toutes les réponses appropriées aux problèmes que vivent l’Algérie et les Algériens.

Dans son discours, à l’occasion de l’ouverture d’une journée d’étude sur les libertés et les droits de l’homme, organisée à l’occasion de la Journée du militant, le premier secrétaire du FFS, Mohamed Hadj Djilani, a plaidé, avec force, en faveur de solutions durables aux «multiples» crises qui secouent le pays.
« Au FFS, nous considérons que la crise est multidimensionnelle,  politique, économique, sociale, culturelle et environnementale et, de ce fait, nécessite une approche globale. Le projet de consensus national offre un cadre approprié pour une approche systémique», a-t-il déclaré, ajoutant que, «s’agissant de notre pays, il est à craindre le reniement par le régime de l’Etat social que l’Algérie post indépendance  se devait d’instaurer, conformément aux idéaux de la Révolution du 1er Novembre et au programme de la Plateforme de la Soummam, et son choix d’adopter une voie libérale avec la caution d’intérêts étrangers et de privés nationaux».
Pour le FFS, le recours à une large consultation nationale est inévitable pour construire un consensus national. «Nous continuerons à agir et à conjuguer nos efforts avec les acteurs autonomes politiques, économiques et sociaux en vue de l’ouverture d’un véritable débat démocratique. Nous continuerons à œuvrer inlassablement pour créer les conditions nécessaires à la reconstruction du consensus national», a-t-il affirmé, n’omettant pas de charger le pouvoir en place. «Le constat montre qu’au plan politique, il y a un problème de légitimité des institutions qui ne date pas d’aujourd’hui. Le peuple algérien post indépendance n’a pas exercé librement son droit à l’autodétermination. Les élections n’ont jamais permis l’émergence d’institutions réellement démocratiques représentatives de la population », déplore le premier responsable du FFS.
Evoquant les grèves et autres actions de protestation que mènent des syndicats autonomes dans plusieurs  secteurs, Mohamed Hadj Djilani salue «la résistance de ces derniers devant toute sorte de répression, administrative, policière et judiciaire.
Le FFS se solidarise et salue tous les syndicats autonomes, les étudiants et les collectifs qui ont prouvé une prise de conscience pour le changement». Il enchaîne : «Sur le plan social, le pays ne dispose plus de ressources suffisantes pour assurer un niveau de vie décent à une population croissante et une protection sociale aux plus démunis.
Révélateurs de cette situation, l’état dégradé des secteurs de la santé et de l’éducation ne répondant plus aux besoins de la population et sans perspective de redressement effectif».
Sur un autre registre, le plus vieux parti d’opposition refuse qu’on résume la crise actuelle à la baisse des prix du baril. «Au FFS, nous considérons que la crise sociale a pour cause première le statu quo politique», souligne le parti, «nous considérons également que la crise touche toutes les catégories de la population et toutes les régions du pays et, de ce fait,  nécessite la contribution de tous les acteurs politiques et ceux de la société civile. C’est pour cette raison que le projet de reconstruction d’un consensus national se veut  inclusif, avec la participation des formations politiques du pouvoir et de l’opposition, des organisations non gouvernementales et d’autres acteurs de la société civile».
S’adressant aux syndicalistes présents à la rencontre, qui s’est tenue au siège national du parti, Mohamed Hadji Djilani dira : «Les libertés syndicales s’inscrivent dans la cadre plus large des libertés publiques : liberté de la personne, liberté d’association, liberté d’expression, liberté économique. Ces libertés, qui sont le fondement de l’Etat de droit et de la démocratie, sont bafouées dans de nombreux pays et l’Algérie ne fait pas exception.»