Par Rédaction culturelle
La Cinémathèque algérienne convie le grand public et les amateurs de western à la projection, ce samedi à 17h, du premier et unique film western tourné en Algérie et en Afrique : «Trois pistolets contre César» (Death Walks in Laredo) réalisé par Enzo Peri en 1967.
Produit par la première société algérienne de production de cinéma Casbah Films, de Yacef Saâdi, qui avait notamment tourné deux ans plus tôt «la Bataille d’Alger », le film « Trois pistolets contre César » a été tourné en coproduction avec la société italienne Dino Di Laurentis dans le décor naturel de Biskra avec une équipe algéro-italienne. « La copie du film en 35 mm de l’époque sera projetée en présence de la famille de Yacef Saâdi, productrice du film, et quelques techniciens qui ont travaillé dans ce film » annonce le directeur de la Cinémathèque Salim Aggar dans un communiqué parvenu à la Rédaction.
Pour rappel, le film raconte l’histoire d’un homme, armé d’un pistolet à trois canons, qui fait équipe avec ses frères disparus – un hypnotiseur français et un expert japonais en kung-fu – pour combattre un méchant obsédé par l’empereur romain Jules César, au point d’avoir construit un palais avec des esclaves et qui tente de les escroquer d’une mine d’or que leur a laissée leur père.
Parmi les stars de ce film western algérien, unique en son genre, on citera les acteurs américains Thomas Hunter, (qui fut l’un des scénaristes de Nimitz Retour vers l’enfer) James Shigeta, Nadir Moretti. Mais aussi des comédiens algériens comme Arezki Nabti, Djamel Benhabyles Mouloud Hamouani ou encore Hocine Yacef, le frère de Saâdi.
Dans l’équipe algérienne, le réalisateur Moussa Haddad, qui avait travaillé comme premier assistant de Gillo Pentecorvo sur « la Bataille d’Alger », a également travaillé comme 1er assistant sur ce film avec le réalisateur italien Enzo Peri. On retiendra également Hamid Osmani, Omar Bouksani dans le son ou encore Habib Réda et Hocine Brahimi dans la production. Le décor construit entre Biskra et Alger a été construit par Abderrahmane Nacer et l’Italien Giorgio Giovanini. Salim Aggar estime à ce sujet que «ce film aurait pu être le début de la naissance du western algérien et Biskra comme Bou Saâda auraient pu être des décors pour de nouveaux films westerns italiens, américains et même espagnols». <